Actes antichrétiens : l’indignation sélective

20 Février, 2019
Provenance: fsspx.news
La chapelle du sanctuaire de Domois, dans le département des Côtés d'Or, a été profanée et dégradée en avril 2018.

Le ministère de l’Intérieur a publié le 12 février un bilan 2018 du racisme et de l’antisémitisme en France, jugé alarmant. Peu de commentateurs ont souligné que ce sont les actes antichrétiens qui demeurent, de loin, les plus nombreux. 

Le service central du renseignement territorial (SCRT) enregistre une progression de l’antisémitisme de 74 %, avec 541 actes recensés contre 311 l’année précédente. S’agissant des faits à caractère raciste et xénophobe, une baisse de 4,2 % a été constatée, avec 496 actes en 2018 (518 en 2017). Les actes antimusulmans atteignent quant à eux leur plus bas niveau depuis 2010 avec une centaine de faits.  

Un autre chiffre officiel donné par le SCRT est presque passé sous silence dans la majorité des médias : celui des actes antichrétiens qui s’élèvent à 1.063 faits recensés, contre 1.038 en 2017. 

Concernant de tels actes, 2019 commence sur les chapeaux de roue : rien que pour le mois de février, à Nîmes, Lavaur, Houilles et finalement Dijon, plusieurs églises ont été dégradées et profanées. 

Ainsi à Lavaur et Houilles, les malfaiteurs s’en sont pris au mobilier, mais à Nîmes et à Dijon, ils ont ouvert le tabernacle, répandu les hosties qu’il contenait, et même dessiné une croix au mur avec des excréments. 

Si le Premier ministre Edouard Philippe a condamné le 13 février 2019 ces attaques contre l’Eglise, le niveau élevé des actes antichrétiens n’a pas beaucoup retenu l’attention de la presse dite de référence : dans le domaine de la discrimination, l’indignation serait-elle sélective ?