« Ce qui me frappe toujours, c’est de trouver partout le même esprit de foi »

14 Juillet, 2018
Provenance: fsspx.news
Mgr Alfonso de Galarreta (au centre).

Mgr Alfonso de Galarreta, 1er Assistant général de la Fraternité Saint-Pie X, a répondu aux questions de FSSPX.Actualités dans un entretien vidéo. En voici la transcription. 

Vous avez déjà été Assistant du Supérieur général...

Oui effectivement, je l’ai été pendant 4 ans. A la fin du mandat précédent. Donc il y a 12 ans. J’ai été nommé pendant 4 ans Assistant, alors que j’étais également supérieur en Espagne.

Quels ont été vos autres postes dans la Fraternité Saint-Pie X ?

Depuis l’année 1985, j’ai été nommé supérieur du district d’Amérique du Sud ; ensuite supérieur de la maison autonome d’Espagne ; et puis deux fois directeur du séminaire de La Reja en Argentine, plutôt pour dépanner, si on peut dire... Et depuis je suis maintenant résidant à Genève en vue justement de tous les voyages (que je suis amené à faire) en tant qu’évêque, et aussi dans le cadre de mon ministère comme évêque chargé des religieux et des religieuses.

Quelles sont vos responsabilités vis-à-vis de ces communautés religieuses ?

Ce sont des communautés contemplatives ou de vie active, masculines ou féminines..., dans la mesure où ces religieux eux-mêmes ont besoin et demandent une autorité ecclésiastique. Donc, c’est un ministère assez large et fort intéressant, car ces communautés se multiplient un peu partout dans le monde. Et c’est très consolant de voir que la Tradition est très étendue et qu’elle se consolide. Pour vous donner juste un exemple, ces dernières années, il y a une belle croissance des vocations contemplatives. Partout... Carmélites, moniales dominicaines, franciscaines, bénédictines...

Quels sont tous les pays que vous avez visités et qui vous ont laissé les souvenirs les plus marquants ?

Tous les pays ! Ce serait trop long à mentionner, car nous allons partout. Et les évêques (de la Fraternité Saint-Pie X) ont un ministère non pas territorial, mais partout là où il y a la Tradition, c’est-à-dire sur les cinq continents.

D’une manière générale, il y a une chose qui me frappe toujours, c’est de trouver partout le même esprit de foi, la foi catholique, l’amour de la Tradition. Et on se retrouve partout chez soi, alors que vous ne parlez pas la langue, que les coutumes sont absolument différentes, que ce soit le Mexique, l’Europe, la Corée, l’Indonésie, vous retrouvez partout, chez les fidèles, le même esprit catholique, le même amour de la foi, de la sainte Messe, de la Très Sainte Vierge Marie...

Concernant un fait précis – c’est lié avec ce que je viens de vous dire –, ce qui m’a frappé le plus, c’est un jour où une dame âgée, Mexicaine, aux cheveux blancs, une indienne, s’est mise à genoux pour m’embrasser l’anneau épiscopal, puis, elle m’a embrassé les pieds. Je n’ai pas pu réagir, elle m’a embrassé les pieds. Alors, je me suis souvenu des pieds de ceux qui évangélisent (cf Rm 10,15, citant Is 52,7 : « Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle ! »). Et vingt ans après, alors que je ne me souvenais plus où cela s’était passé, je la retrouve et elle m’a fait le même coup !

Aussi, ce qui me frappe et qui est réconfortant, c’est de voir cet esprit de foi partout et comment nos fidèles recherchent cela chez nous : cet esprit catholique, esprit d’Eglise, jusqu’à (dans ce pays lointain) embrasser les pieds du prédicateur. C’est cela, vraiment, qui m’a consolé le plus.