France : un label « Eglise verte » pour paroisses recyclables

19 Octobre, 2017
Par fsspx.news
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Une vingtaine de familles déposent leurs déchets organiques dans le composteur de Saint-Gabriel, à Paris.

Le label « Eglise verte » a été lancé le 16 septembre 2017 par la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil d’Eglises chrétiennes en France. Environ 200 personnes ont « célébré » ce lancement dans le temple de l’« Eglise protestante unie » de Pentemont-Luxembourg à Paris. 

« Parce que nous avons conscience que c’est en nous convertissant ensemble que nous arriverons à bâtir ce monde plus juste et écologique nécessaire à la survie de l’humanité », peut-on notamment lire sur le site egliseverte.org. Pour obtenir le label, l’église devra au préalable établir en ligne son « éco-diagnostic » en répondant à un questionnaire reprenant cinq thèmes : « les célébrations et la catéchèse », les bâtiments, les terrains éventuels de la paroisse, « l’engagement communautaire et global » et « les styles de vie des individus ».

A partir de là, les paroisses recevront des conseils pour rénover un presbytère avec le moins d’énergie possible, inaugurer un potager partagé ou multiplier les références au respect de la Création dans les homélies.

Dans son édition du 15 septembre, le quotidien La Croix donne l’exemple de paroisses « pilotes ». Ainsi, dans le jardin de l’église Saint-Gabriel dans le XXe arrondissement de Paris, « poussent des tomates charnues et trônent quatre composts » – ces poubelles qui recyclent les déchets. Au fond de l’édifice, à côté des annonces, « un coin récup’» permet de trier ses bouchons en plastique et des « feuilles paroissiales détaillent les fruits de la saison ou les moyens de lutte contre le gaspillage ». Interrogé par le quotidien, « le curé se félicite que l’écologie donne les moyens à l’Eglise de renouer avec sa vocation sociale. » Néanmoins, « il sait que des progrès restent à accomplir dans la prise de conscience collective ». En voyage au Pérou il y a quelque temps, le prêtre a appris qu’un enfant « avait demandé pardon, en confession pour avoir maltraité la terre ». Et le curé de s’extasier : « Je rêve d’avoir un jour à confesser un tel péché d’un enfant français ! »

« Et Dieu, dans tout ça ? », s’interroge Jeanne Smits sur reinformation.tv le 18 septembre dernier. « Le nouveau culte de la Terre veut bien qu’on en parle – comme Premier Jardinier, sans doute. C’est désespérément plat. »