Kirghizistan : à la recherche du Christ

26 Février, 2019
Provenance: fsspx.news

Vivant au milieu d’une population à 90% sunnite, la minorité catholique - moins d’un millier de fidèles - progresse en nombre, car beaucoup de Kirghizes sont à la recherche du Christ et de l’Eglise qu’il a fondée, rapporte un missionnaire à Fides, le 9 février 2019. 

Le Christianisme a pénétré le Kirghizistan au VIIe siècle, par le biais d’hérétiques nestoriens. Aux XIVe et XVe siècles, les missionnaires franciscains ont débuté une œuvre d’évangélisation des populations locales, mais la chute de l’Empire mongol et l’arrivée de Tamerlan ont réduit la communauté chrétienne à néant. 

Le diable portant pierre, c’est en raison des déportations de milliers de catholiques dans des camps au Kirghizistan, sous Staline, que les populations revinrent au contact de l’Eglise. 

Depuis la chute du communisme, l’Eglise s’est vraiment implantée, et treize missionnaires œuvrent en 2019 dans cette ancienne république de l’URSS : des jésuites secondés par des religieuses et des laïcs. 

Trente groupes de baptisés sont répartis dans le pays, explique à Fides le Père Damian Wojciechowski, dont une communauté à Jalalabad, perchée dans les montagnes à quelque 5.000 mètres d’altitude. 

Le jésuite raconte une histoire arrivée il y a sept ans, lorsque deux prêtres parlaient à des fidèles de l’œuvre missionnaire au Kirghizistan : « à ce moment-là, se présentèrent deux jeunes filles à la recherche d’un prêtre pour confesser leur grand-mère, in articulo mortis, à Iwanowka, un village éloigné de la ville. Depuis, à cet endroit, une paroisse, la troisième, a été érigée ». 

Des récits similaires peuvent être rapportés sur l’ensemble du Kirghizistan, précise le missionnaire, qui ajoute que « la visite d’un seul prêtre dans une famille ou à une personne âgée a déjà mené à la naissance de nombreuses petites paroisses ». 

La population de ce pays est « à la recherche du Christ », conclut le jésuite : au Kirghizistan comme ailleurs, la moisson est abondante mais les ouvriers bien peu nombreux.