Le Saint-Père a réagi à la Correction filiale signée par Mgr Fellay

03 Octobre, 2017
Par fsspx.news
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La revue des jésuites Civiltà Cattolica a publié le 28 septembre 2017 le compte-rendu d’un entretien privé du pape François avec plusieurs jésuites lors de son voyage en Colombie. Ces échanges ont eu lieu après que le pape a eu connaissance de la Correction filiale de plusieurs universitaires clercs et laïcs sur Amoris lætitia. Le document lui avait été remis en mains propres le 10 août, avant d'être rendu public le 24 septembre 2017.

Le pape François a rencontré, le 10 septembre dernier, dans le sanctuaire de saint Pierre Claver à Carthagène en Colombie, 300 représentants de la communauté afro-américaine, accompagnés par des jésuites. Le souverain pontife s’est ensuite entretenu en privé avec 65 religieux de la Compagnie de Jésus.

La transcription de cet entretien à bâtons rompus a été assurée par le Père Antonio Spadaro, directeur de la Civiltà Cattolica, et proche du pape.

Lors de cette rencontre - selon Civiltà Cattolica citée par l’agence imedia - le pape a estimé que les différents commentaires sur Amoris laetitia qu’il a pu lire, et dont fait partie la Correction filiale, sont « respectables ». Mais, François insiste sur le fait que, pour comprendre l’exhortation qui fait polémique, « il faut la lire de A à Z, en commençant par le premier chapitre, en continuant par le deuxième, et ainsi de suite… Et réfléchir ».

Le Saint-Père est ensuite revenu sur l’orthodoxie contestée de l’exhortation apostolique au regard de la doctrine catholique : « certains soutiennent que derrière Amoris lætitia, il n’y a pas de morale catholique, ou, tout du moins, que ce n’est pas une morale sûre », déplore-t-il, avant d’ajouter : « Je veux rappeler de manière claire que la morale d’Amoris lætitia est une morale thomiste, celle du grand Thomas » (sic).

Dans un entretien accordé à FSSPX.Actualités le 26 septembre 2017, Mgr Fellay, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, expliquait que la Correction filiale à laquelle il avait apposée sa signature était une démarche « de clercs et d’universitaires laïcs, troublés par des propositions hétérodoxes d’Amoris lætitia », avant d’ajouter que « l’enseignement du Christ sur le mariage ne peut être subrepticement changé, au prétexte que les temps changent et que la pastorale doit s’y adapter, en donnant des moyens de contourner la doctrine ».