Ces trésors dont l’œcuménisme actuel prive les protestants

28 Avril, 2017
Provenance: fsspx.news

Dans la dernière Lettre aux Amis et Bienfaiteurs de la Fraternité Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay écrit : « Les dangers de cet irénisme œcuménique, dénoncé par Pie XII dans Humani generis (1950) sont immenses et gravissimes, car il décourage les conversions au catholicisme. Quel protestant, voyant louer les ‘richesses’ et ‘vénérables traditions’ de la Réforme de Luther, éprouverait le besoin de se convertir ? ».

En 1978, le romancier Julien Green fit paraître son autobiographie spirituelle intitulée Ce qu’il faut d’amour à l’homme (Fayard), dans laquelle il retraçait son « itinéraire de sa foi protestante à la foi catholique ». Il avait 78 ans, et il tint à venir offrir cet ouvrage en mains propres à Mgr Marcel Lefebvre, de passage à Suresnes. Il avoua au prélat missionnaire que sa conversion s’était faite en 1916, et qu’elle aurait été bien plus difficile, voire impossible, après les réformes protestantisantes introduites par le concile Vatican II. Dans son livre, il affirme que c’est la certitude inébranlable du pardon qu’il cherchait et qu’il trouva dans la confession catholique.

Le 30 juillet 2006, le pasteur luthérien Sten Sandmark abjurait à Saint-Nicolas du Chardonnet. La veille, il avouait que pendant cinq ans il avait entendu des confessions en milieu psychiatrique ou carcéral, mais qu’il n’avait pas de véritable absolution à donner. Il recevait les confidences de ses pénitents comme un psychiatre écoute ses patients. Certes avec le souci de leur parler de Jésus-Christ, mais il le reconnaissait : « Je ne les ai pas absous ».

Mgr Fellay conclut sa lettre : « Nous prions et œuvrons, à la suite de Notre Seigneur, pour que les brebis retrouvent le chemin qui les conduira sûrement au salut, celui de la sainte Eglise catholique et romaine. Nous prions aussi pour que soit abandonné bien vite cet irénisme illusoire et pour qu’à sa place renaisse un vrai mouvement de conversion, tel qu’il existait avant le Concile, en particulier dans les pays anglophones. »

Abbé Alain Lorans

(Source : FSSPX.Actualités - 27/04/17)