Un combat asymétrique

24 Novembre, 2017
Provenance: fsspx.news

Dans sa Lettre aux Amis et Bienfaiteurs de la Fraternité Saint-Pie X du 21 novembre 2017, fête de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, Mgr Bernard Fellay présente la lutte inégale qui met aux prises les partisans de la révolte de Luther, les héritiers de la révolution d’Octobre 1917, d’une part, et les fidèles catholiques qui professent la souveraineté absolue de Dieu, d’autre part. Dans ce combat asymétrique, les seconds n’entendent pas opposer à la révolution des premiers une révolution contraire, mais l’exact contraire de la révolution, c’est-à-dire la soumission à l’ordre naturel et surnaturel voulu par Dieu.

Ce combat est celui que saint Augustin a décrit dans La Cité de Dieu : « Deux amours ont bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité de la terre, l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur. » (XIV, 28, 1)

Pour cette lutte qui s’amplifie de façon effroyable aujourd’hui, Notre Dame a proposé des moyens surnaturels qui paraissent sans proportion aucune avec les maux à combattre : la dévotion à son Cœur Immaculé, la pratique des cinq premiers samedis du mois, la consécration de la Russie. Les experts mitrés se gaussent, ils préfèrent l’œcuménisme tous azimuts. Les politiques madrés ricanent, ils ont choisi le compromis à tout prix. Ces moyens offerts à Fatima leur semblent tellement inadéquats qu’ils en deviennent risibles.

C’est vrai : le chapelet est dérisoire aux yeux des hommes, comme la fronde de David qui terrassa le géant Goliath. La dévotion mariale est aussi disproportionnée que la sainteté d’une petite bergère de Lorraine face aux armées ennemies. Apparemment dérisoire, réellement efficace. 

Abbé Alain Lorans