France : incendie de la cathédrale de Nantes, les responsables pas coupables ?

Un bénévole du diocèse de Nantes, chargé de fermer la cathédrale, est l’auteur de l’incendie qui a ravagé le grand orgue et une partie de l’édifice, le 18 juillet 2020.

Ce clandestin rwandais de 39 ans, qui faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, « a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé trois feux dans la cathédrale : sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique », a précisé le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, au quotidien Presse-Océan. 

La lettre Paix liturgique (n° 754, 20 juillet 2020) pose plusieurs questions légitimes : « Comment se fait-il qu’on donne les clés de la cathédrale – monument stratégique s’il en est – à une personne dont les demandes de régularisation ont été refusées à plusieurs reprises par la préfecture ? Est-ce que les Monuments historiques qui gèrent la cathédrale étaient au courant ? Pourquoi la préfecture avait-elle refusé mordicus de le régulariser ? Et combien de clés d’églises nantaises ont encore été confiées ainsi à des clandestins, plutôt qu’à des riverains ou des membres d’associations de protection du patrimoine local ? » 

On attend les réponses du diocèse de Nantes, sans évêque depuis que Mgr Jean-Paul James a été nommé archevêque de Bordeaux, le 14 novembre 2019. 

(Sources : cath.ch/Presse-Océan/Paix liturgique – DICI n° 399, août 2020)