France : Refus de la suppression de la clause de conscience pour l'avortement
Le Conseil National français de l’Ordre des Médecins s’oppose à la suppression de la clause de conscience relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Dans un communiqué, daté du 26 février 2015, le Conseil rappelle qu’il s’agit d’une « disposition fondamentale du Code de déontologie médicale et du Code de santé publique. »
Faisant suite à un rapport présenté par la Délégation aux Droits des Femmes (DDF) de l’Assemblée nationale, cette clause est menacée par le projet de loi santé qui doit être présenté à l’Assemblée nationale, le 17 mars prochain.
« Supprimer l’article 18 serait un casus belli », a déclaré, le 27 février, au Quotidien du Médecin, le docteur Jean-Marie Faroudja, président de la section Ethique et Déontologie de l’Ordre des Médecins. « On tient à cet article 18. C’est intangible. L’IVG n’est pas une situation pathologique a priori. Être enceinte n’est pas une maladie. L’IVG n’est donc pas un acte médical comme un autre. »
(Sources : apic/lequotidiendumedecin – DICI n°312 du 13/03/15)
Serment d'Hippocrate : Ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement la vie, ni ne provoquerai délibérément la mort.
Note: L'avortement est si peu un « acte médical comme les autres » qu'il va à l'encontre du serment d'Hippocrate.