Islam et Islamisme

L’ISLAM ET L’ISLAMISME

Plus que tout autre système, l’Islam est une religion qui fige les choses. La connaissance de ses origines explique ce qui se passe dans les pays musulmans. Nous rappelons d’abord quelques informations sur les origines et les doctrines de l’Islam. Il s’agit de donner des éléments nécessaires à la compréhension des faits de l’histoire passée ou actuelle. Nous aborderons ensuite ce qu’il est convenu d’appeler l’islamisme.

source : Arnaud de Lassus

Les origines de l’Islam [1]

L’incertitude des sources historiques

Pour un occidental, une étude de l’islam doit (devrait ?) se faire en mettant en oeuvre les méthodes habituelles. Or, il y a peu de documents, peu d’informations historiquement certaines sur Mahomet. La date de l’Hégire est connue ainsi que celle de sa mort. Des anecdotes (des hadiths ) censées le concerner ont certes été recueillies. La compilation d’El Bokhâri, près de deux siècles après sa mort, représente 97 volumes. Selon l’ancien recteur de l’université de Téhéran à l’époque du Shah, le total des hadiths de la tradition musulmane serait de 1,6 million. Mais, ajoute ce musulman, une quarantaine seulement seraient authentiques. Et c’est sur cet amoncellement de hadiths que sont fondés « l’histoire » de Mahomet, la Chaa’ria (la loi musulmane) ou l’islamisme actuel.

La tradition musulmane signale les quelques versets qui, dans le Coran, se rapporteraient à Mahomet. Exemple :
C’est Lui, (Allah) qui a suscité au milieu des hommes illettrés un apôtre pris parmi eux, afin qu’il leur redît les miracles du Seigneur, afin qu’il les rendît vertueux, leur enseignât le livre et la sagesse, à eux qui étaient naguère dans un égarement évident. (S. 62, verset 2)
Ou encore :
Dieu t’accordera des biens et te satisfera. N’étais-tu pas orphelin, et ne t’a-t-il pas accueilli ? Il t’a trouvé égaré, et il t’a guidé. Il t’a trouvé pauvre et il t’a enrichi. (S. 93, versets 5 à 8)

Cela dit, les sources sont incertaines.

L’histoire officielle de l’Islam

« Pauvre et orphelin, puis enrichi »
Selon l’histoire musulmane, Mahomet ( né entre 570 et 580 après Jésus-Christ), était orphelin. Il fut recueilli par son oncle. Devenu caravanier, il passa au service de Khadidja, une riche veuve qui affrétait des caravanes. Il la séduisit et fut donc amené à l’épouser en 605. On remarque, dans ce mariage, que l’homme est le moins âgé des deux conjoints : Khadidja a quarante ans, son époux en a entre 25 et 35. Il restera monogame jusqu’à ce qu’elle meure. Devenu veuf à son tour, il hérite des biens et devient riche. Il deviendra alors polygame. Il aura 17 épouses et un grand nombre de concubines. Étant donné sa fortune, ses femmes seront beaucoup plus jeunes. Aïcha, sa préférée, fut épousée quand elle avait six ans. Le mariage fut consommé quand elle en eut neuf.

Prédication à La Mecque

Probablement influencé par Khadidja, Mahomet va commencer à La Mecque une prédication basée sur deux thèmes. L’unicité de Dieu d’une part, et d’autre part la résurrection des morts et le jugement dernier suivis selon le cas d’un enfer ou d’un paradis. [Il n’y a pas là d’apport théologique nouveau : le Coran n’apporte rien de plus que le Pentateuque. [2] Il semblerait que Mahomet ait été formé par un rabbin. ]3]

Cette proclamation est faite à des bédouins vivant selon un mode de vie patriarcal, sans structures politiques proprement dites.
Au plan religieux, il y avait à La Mecque un temple dans lequel se trouvaient rassemblées les idoles. Ces idoles étaient constituées de pierres même pas taillées. Certaines étaient présumées des dieux, d’autres des déesses. La prédication, Il n’y a pas d’autre dieu que le Dieu (Allah = Le Dieu) est donc hostile au polythéisme de son milieu. Elle va se heurter à une opposition croissante. On lui dit en substance : « Qui es-tu, toi ? On te connaît ! Tu n’es pas un prophète! Tu ne donnes aucun signe de ta mission ! » Le Coran s’est fait l’écho des nombreuses objections faites au prédicateur. Lui se défend en disant : « Je suis un annonceur. Ce qui compte, c’est mon message, et non ma personne. »

L’Hégire

En 622 après Jésus-Christ, Mahomet quitte La Mecque [ Il s’en est allé = hijra => Hégire] pour Médine avec le groupe des premiers disciples. D’autres diraient avec sa bande. La date de ce départ de La Mecque pour Médine est connue. Elle fixe le zéro du calendrier musulman.
Pendant sept ans, il va vivre en interceptant et en pillant les caravanes mecquoises. Cette période de pillage, de banditisme diraient certains, est reconnue dans l’histoire officielle de l’Islam. Mais, parce que Mahomet est LA référence morale, cela entraîne une légitimation de l’emploi de la force pour conquérir les non-croyants : « Mahomet le prophète a fait comme cela, nous devons l’imiter. » C’est là d’ailleurs le rôle des hadiths(voir ci-dessous). Ils citent des comportements qui doivent servir de référence pour la vie quotidienne.

La victoire

Pendant cette période de violence, il subit certes, quelques revers. [Et tous comptes faits, cette attitude complique le commerce. Cela grève les frais généraux d’avoir à financer des escortes renforcées.] Finalement, les Mecquois l’acceptent et, en 629, il rentre en vainqueur à La Mecque. Il va faire exécuter six opposants et régner en maître pendant trois ans, c’est à dire jusqu’à sa mort en 632.
Trois ans, c’est peu. Cela lui donne pourtant le temps de mettre en place un État, encore embryonnaire il est vrai, mais qui constitue une nouveauté face à la structure patriarcale pré-existante. De plus, cet État est régi par l’homme qui incarne à la fois le pouvoir spirituel et, en raison de sa victoire militaire, le pouvoir temporel.4 La structure d’État – surtout si elle est totalitaire – l’emporte sur la structure tribale ou patriarcale. Elle va donc s’agréger les éléments de la région, exterminant d’ailleurs ceux qui tardent à se soumettre.

Mort et succession

A la mort de Mahomet, un successeur semblait naturel, son cousin Ali. Celui-ci était son premier disciple. Il était devenu son gendre en épousant sa fille Fatima. Mais Aïcha, l’épouse préférée ne veut pas de ce successeur qui l’avait dénoncée à Mahomet pour avoir eu des privautés avec un autre homme, un soir d’étape. Mahomet avait répondu à Ali : « Tu as dû mal entendre et mal voir« . Elle intrigue pour faire élire comme premier calife son père : Abou Bak’r. Quand il meurt deux ans après, en 634, elle fait élire Omar un autre beau-père de Mahomet. Ce deuxième calife meurt de mort violente en 644. Une seconde fois, ce n’est pas Ali qui est choisi, mais Othman, lui aussi gendre de Mahomet. Il meurt à son tour de mort violente en 656 et Ali devient calife à sa place. Quand ce dernier est tué en 661, c’est Moawia, le gouverneur de la Syrie qui lui succède. Mais les partisans d’Ali font alors scission : Ce sont les Chiites. Ces quatre califes sont appelés par les musulmans ceux de l’âge d’or de l’islam. Ils sont leur référence, et les quatre sont morts de mort violente !

Le Coran

Pour les musulmans, c’est le livre qui est censé avoir enregistré les révélations qu’aurait reçues Mahomet par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. Le prédicateur l’aurait restitué par morceaux, enregistrés au fur et à mesure par ses disciples. A sa mort, plusieurs versions circulaient. C’est le calife Othman qui va mettre le Coran sous sa forme actuellement connue. Il détruit tous les autres manuscrits, et condamne à mort tous ceux qui disposeraient d’une autre version que la sienne.

Dans sa forme actuelle, le Coran est composé de 114 chapitres (appelés sourates), eux-mêmes constitués de 6200 versets. Mais les sourates sont classées, à l’exception de la première, la Liminaire, par ordre de longueur décroissante. Cela ne correspond ni à un ordre logique, ni à un ordre chronologique. De plus il est haram (peccamineux, dirions nous) de vouloir rechercher un autre ordre de classement de sourates.
Ce Coran est pénible à lire, au moins pour un occidental, par suite de ce manque d’ordre. Hanna Zacharias5s’est posé la question : «Dans quel ordre chronologique ces sourates ont-elles été écrites ? » Il a répondu que l’ordre peut être reconstitué. Il arrive à une histoire qui se tient. Mais ce désordre, accepté dès l’origine par le calife, donnera, dans la suite de l’histoire, aux pouvoirs politiques des pays musulmans une certaine latitude dans l’interprétation des textes.
Othman, ayant ainsi composé le Coran, le déclare copie d’un original incréé, placé sur un autel devant le trône de Dieu, et psalmodié, en arabe, pour l’éternité, par des anges. C’est là une croyance qui donne un sentiment de supériorité à l’immigré islamisant qui vient en France. Il n’a pas vraiment de sentiment d’admiration pour ce que nous appelons les merveilles de la technique. Par contre, il a un sentiment de supériorité qui lui est donné par sa croyance que l’arabe est LA langue dans laquelle Dieu s’adresse aux hommes et dans laquelle prient les anges du ciel.
Un musulman d’Afrique avait dit un jour à un catholique arabisant : « Quel dommage que Dieu n’ait pas permis de traduire le Coran dans toutes les langues! Cela aurait facilité la diffusion de l’islam. » Le chrétien l’a « scandalisé » ( en ce sens qu’il a fait vaciller sa foi) quand il a pris le Coran et s’est mis à le lire, en arabe, aussi bien que lui. Pour un musulman, en effet, la simple lecture du Coran ne peut qu’entraîner la conversion. L’Africain s’est exclamé : « Tu lis l’arabe ! Tu lis le Coran ! Et tu n’es pas musulman ! » Le chrétien a répondu : « Tu sais, nous aussi nous avons des prières pour Dieu. » Et il lui a récité le Pater en arabe. Son interlocuteur a dit : « Oui, c’est une belle prière aussi ! »
Pour un musulman, le Coran est enfin la somme des connaissances licites. Tout le reste du savoir est frappé de suspicion.

La Sunna

Pour un musulman, c’est le deuxième livre sacré. C’est un complément du Coran, considéré comme lui comme infaillible. Il est constitué d’un recueil d’anecdotes rapportant des faits et des paroles attribués à Mohammed.

Comment se présente-t-elle ?
Elle est constituée d’un ensemble d’anecdotes appelées « Hadiths. » Chaque hadith est composé de deux parties : l’ »Isnâd » et le « Matn« .
Le « Matn » représente le texte même de l’anecdote,
L’ »Isnâd » déroule la chaîne ininterrompue des garants par le canal desquels le hadith serait arrivé jusqu’au dernier transmetteur.

Sa mise en forme

Deux recueils font autorité : Celui d’El Bokhâri (mort en 870 ). En 97 volumes, il en avait d’abord recensé 300.000. Il en déclare 200.000 complètement apocryphes. Dans son recueil, il en garde 8.000. Celui de Moslim ( mort en 874 ), contemporain du premier.

Seul un petit nombre d’anecdotes remonteraient réellement à Mohammed. La plus grande part aurait été composée dans différentes circonstances avant d’être recueillies méthodiquement au IXème siècle de notre ère, près de deux siècles après la mort de Mohammed. Selon l’ex-recteur de l’Université de Téhéran, Houchang Nahavandi : « On recense aujourd’hui 1.600.000 hadiths dont 40 seulement seraient authentiques… L’ Islamisme exploite cette inflation de hadiths. »

Le Coran et la Sunna donnent les bases de l’organisation sociale.

C’est à partir de la Sunna que bien des caractéristiques de la loi islamique (la Chaari’a) ont été établies. La Sunna détermine ou précise bien des choses que le Coran ne dit pas. Exemple : le Coran dit qu’il faut prier cinq fois par jour. Mais c’est la Sunna qui fixe le détail minutieux de ces prières.
Le mot « sunnite » vient de sunna. Les sunnites sont les hommes de la tradition par opposition aux Chiites qui se sont séparés en tant que partisans d’Ali.

Les principaux points de cette religion

Les cinq « piliers » de l’Islam

La pratique de la religion musulmane se réfère à cinq obligations fondamentales, dites aussi les cinq piliers.

1. La profession de foi (Chahada) :
Leur credo est formulé en deux propositions : il n’y a pas d’autre dieu que le Dieu (unicité de Dieu), et Mahomet est son prophète.

2. La prière
Prière individuelle : Elle doit être faite cinq fois par jour, à l’heure fixée, en état de « pureté » rituelle, c’est-à-dire de propreté physique. En particulier tous les orifices naturels doivent être lavés. Les rites fixés doivent être suivis. La prière est alors valable quel que soit l’état de la conscience.
Prière collective : Elle doit avoir lieu le vendredi. Le vendredi musulman n’offre rien de commun avec le sabbat ou le dimanche. Il n’entraîne pas l’obligation du repos hebdomadaire. Le fidèle est simplement tenu de se rendre à la mosquée afin d’y assister à la prière publique de midi.
Ce qui distingue cette prière des autres, c’est d’une part qu’elle est faite en public, d’autre part qu’elle est précédée d’une khotba. Celle-ci est un sermon, toujours en langue arabe. Elle est prononcée par un imam qui est alors khatib (prédicateur). A l’origine, cet office était réservé au souverain ou, hors de la capitale, à son représentant. L’orateur doit être en état de pureté rituelle. Avant la prière rituelle du vendredi midi, une lotion complète est nécessaire, le « ghosl« . Les parties essentielles de la khotba sont :
La hamdala = louanges à Dieu;

La prière sur le prophète;
Les vœux pour les fidèles, à commencer par le souverain reconnu ;

Des citations (plus ou moins longues ) du Coran.

Beaucoup plus que la prière chrétienne6 qui lui a été comparée, la khotba est une manifestation de loyalisme politique. Dans l’histoire de l’islam, le privilège de la sikka7 d’abord, puis le droit à la khotba, ont toujours été considérés comme les symboles extérieurs de l’indépendance et de la souveraineté politiques. Au Maroc par exemple, la khotba est faite au nom du sultan, à la fois calife et souverain du pays.
Supprimer la mention du prince régnant dans la khotba, équivaudrait pour lui à une déclaration de déchéance. Réciproquement faire la khotba en son nom c’est reconnaître qu’on relève de lui. Ce fait explique l’importance que les divers régimes musulmans attachent au contrôle de mosquées qui dépendent d’eux.

Cela permet de comprendre l’article du quotidien libanais El-Safir (l’Ambassadeur), porte-parole officieux des dirigeants musulmans et de la Syrie, publié le 18 septembre 1975, signé du directeur général de la principale institution sunnite de Beyrouth. L’auteur y exposait les grands principes de la doctrine islamique en matière de pouvoir.
« II y a une position claire en Islam : le musulman ne peut pas avoir une attitude indifférente vis-à-vis de l’État et, ipso facto, admettre les demi-solutions à l’égard du dirigeant et du pouvoir. Ou bien le dirigeant est musulman et le pouvoir aussi, il en est donc satisfait et il l’approuve ; ou bien le dirigeant est non musulman et le pouvoir non-islamique, alors il le rejette, s’oppose à lui et s’emploie à le supprimer par la souplesse ou par la force, ouvertement ou en secret.8 Cette attitude découle d’un principe fondamental de l’islam. Par conséquent, c’est un fondement idéologique doctrinal du musulman, et toute concession, même partielle, signifie forcément une concession à son islam (…). Sans l’Etat islamique, la doctrine du musulman est incomplète et la justice islamique l’est également : amputer la main du voleur, lapider l’adultère, exécuter l’assassin, verser la zakat (l’aumône), entreprendre le djihad, tous ces devoirs ne peuvent être totalement accomplis sans l’État islamique et le gouvernement des musulmans. »

3. L’aumône
Une fois par an il est demandé de faire un versement ou aumône. Cet argent ne doit être dépensé que pour des fins bien déterminées : rachat des esclaves, assistance aux membres de la communauté, volontaires de la guerre sainte (moujahiddines) et ceux qu’il importe de gagner à la cause de l’islam.

4. Le jeûne du Ramadan
Le jeûne du Ramadan est un jeûne diurne pendant le neuvième mois lunaire (28 jours). Il commence avec la première aurore et dure jusqu’au coucher du soleil. Son obligation commence avec la Chahada. Il comprend l’abstinence totale de nourriture, de boisson, de parfum, du tabac, des relations conjugales. Ces interdictions sont levées pendant la nuit.

5. Le pèlerinage à La Mecque
Sont dispensés de cette obligation les mineurs, les esclaves, les nécessiteux, les femmes n’ayant pas de mari ou de proche parent pour les chaperonner. Il peut être accompli n’importe quand, mais pour mériter le titre de Hadj le pèlerinage doit se faire lors d’un créneau de quinze jours, fixé pendant le 12ème et dernier mois du calendrier lunaire, deux mois après le Ramadan. L’homme qui a fait un tel pèlerinage (« Hadj« ), est considéré comme devant nécessairement aller au paradis.
L’Islam est une religion sans prêtres, qui ne croit pas à l’intercession auprès de Dieu, et qui demande la pratique de rites extérieurs.

 

La Oumma et le Djihad

1. La Oumma
Pour l’Islam, il y a deux catégories d’hommes : les soumis à Dieu, et musulman veut dire soumis, et les autres (juifs, chrétiens, polythéistes, athées.). Avec leurs coreligionnaires, les soumis (muslimin) ont le sentiment d’appartenir à une communauté qui englobe tous les pays musulmans : la Oumma. Cette communauté a une cohésion variable : elle est marquée de tensions, de rivalités, de conflits internes… Mais elle sera toujours solidaire contre les « autres ».

 

2. Le Djihad
Les pays musulmans constituent le Dar El Islam, maison [ou domaine] de l’islam, le reste du monde est désigné sous le nom de Dar El Harb [ domaine de l’épée ou de la guerre ].

Le Dar El Harb devra, tôt ou tard, être conquis à l’Islam ( symbole : le « croissant » ), s’il le faut par la guerre sainte : le Djihad. « Le djihad ne doit jamais être interrompu ni prendre fin, avant la soumission du monde à l’islam… Ce concept est un des plus incontestablement populaires de l’idéal islamique. » (in L’islam, croyances et institutions par H. Lammens publié en 1929)

La place de la femme
L’Islam, on le sait, donne à la femme une position inférieure à celle de l’homme. Cette infériorité est basée sur des textes explicites du Coran. Ainsi, par exemple dans les sourates 4 et 43.

S. 4

30 Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là, au-dessus de celles-ci,
31 Et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.
32 Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises. Elles conservent soigneusement pendant l’absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact.
33 Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l’inobéissance; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez;
34 Mais aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.

S. 43.

15 Dieu aurait-il pris des filles parmi ses créatures et vous aurait-il choisis pour ses fils ?
16 Cependant, quand on annonce à l’un d’entre eux la naissance d’une fille, sa figure se couvre de tristesse, et il est oppressé par la douleur.
17 Attribuez-vous à Dieu des créatures qui comptent comme un simple ornement ou qui sont la cause de querelles mal fondées ?

Selon la Charia, il faut deux témoignages de femmes pour équilibrer le témoignage d’un seul homme devant un tribunal islamique.

Principales fêtes religieuses 

AÏD ES S’RIR : Fin du Ramadan.
Deux mois après le Ramadan, pendant le douzième mois de l’année lunaire, et durant 15 jours s’étend la période pendant laquelle il convient de faire le pèlerinage à la Mecque pour devenir Hadj.
AÏD EL KEBIR : Mémoire du sacrifice d’Abraham.
Fête du mouton (70 jours plus tard).
MOHARRAM : Jour de l’an (20 jours après).
ACHOURA : Jour de l’aumône annuelle (10 jours après).
MOULOUD : Naissance de Mohammed (60 jours après).

Influence de la religion sur les mentalités

Un Dieu lointain : une religion sans intercesseur entre Dieu et l’homme

La grâce du Dieu bon leur est inconnue. Dieu ayant tout décidé une fois pour toutes, nul ne peut le faire changer par des prières ni par l’intercession de quelque saint que ce soit. C’est une religion où il n’y a pas de saints qui, parvenus à une vie éternelle d’amitié avec Dieu, pourraient lui demander une grâce de sa toute-puissance au profit d’un homme sur terre.
Dans cette religion il n’y a officiellement pas non plus de prêtres. N’importe quel croyant peut diriger la prière commune le vendredi à la mosquée. Il n’en demeure pas moins que certains s’arrogeront une position supérieure, ce sont les nouveaux scribes et les nouveaux docteurs de la loi. Cette possibilité va être exploitée par certains pour instrumentaliser la foi, c’est-à-dire utiliser la foi des membres d’une religion à des fins essentiellement politiques. Nous en parlerons plus loin.

Un Dieu réduit

Il y a un axiome qui le dit : « l’erreur se révèle surtout là où elle se croyait la plus forte. » Allah Akbar est le slogan musulman qui dit que Dieu est plus grand. Mais dans son unité telle que le conçoit l’islam, Dieu est, au moins par un certain aspect, inférieur à l’intelligence humaine puisque cette dernière arriverait à le comprendre comme unique et seulement unique. Nous savons, nous catholiques, que Dieu est à la fois unité et trinité. Il est un seul Dieu et en même temps il est trinité des trois personnes consubstantielles. Et cela dépasse notre entendement ? Oui, car Dieu est plus grand, et plus grand même que ce que notre raison peut concevoir !

Le fatalisme 

Cette réduction de Dieu à la mesure de notre intelligence se retrouve aussi dans le mystère de la liberté de l’homme. Pour le musulman, Dieu sait tout, et tous nos actes sont créés une fois pour toutes et donc fixés de toute éternité dans le grand livre de Dieu. Mektoub : c’est écrit. Il n’y a pas de place pour la liberté de l’homme. Ce qui voudrait dire que certains hommes sont créés par Dieu en vue de la damnation! Les protestants aussi évacuent le mystère en croyant à la prédestination, c’est-à-dire en pensant que l’homme est sauvé sans qu’il y ait de sa part coopération à la grâce. Nous catholiques, nous tenons les deux bouts : Dieu nous a créés libres et il sait tout. Ce mystère de la liberté de l’homme qui est capable de résister à l’amour et à la grâce de Dieu est une valeur exclusive, me semble-t-il, du catholicisme. La liberté de l’homme est voulue par Dieu comme condition de la libre réponse d’amour de la part de l’homme. Dieu sait quel sera notre sort final et nous sommes libres : Dieu connaît même notre liberté. Cela nous dépasse. Oui, car Dieu est plus grand.

Le fatalisme explique la torpeur qui s’empare des pays soumis à l’islam : ils cessent de progresser. Lors des périodes d’expansion, les nouvelles populations qui viennent de se « convertir » gardent une partie du dynamisme antérieur. Celui-ci tombe au bout de quelques générations.
Un fermier français avait ses champs au bas du versant saharien des montagnes de l’Atlas. Pour éviter le ravinement, l’administration française avait créé des terrasses sur lesquelles avaient été plantés des milliers d’arbres. La forêt en se développant aurait permis de retenir l’eau et la terre lors des pluies torrentielles. La plantation venait d’être terminée quand le fermier français se rend compte que son voisin algérien avait coupé les jeunes arbres pour ramer ses haricots. Cela lui fait mal au cœur. Il lui dit : « Les Français ont travaillé pour que la forêt puisse s’installer et protéger le pays. » Réponse de l’autochtone : « Tu n’es pas sûr de vivre jusqu’à demain et tu veux travailler pour le siècle suivant ! Tu es fou ! »
Il faut le souligner, ce fatalisme du musulman entraîne comme conséquence qu’ il n’y a pas, spontanément, de volonté d’organisation, de prévision, surtout au-delà du court terme. Cela veut dire que l’organisation que nous trouverons proviendra d’une influence extérieure, sauf dans le cas où il s’agira d’un complot pour prendre un pouvoir « proche ».

Le marteau et l’enclume 

Par suite du fatalisme que leur impose la soumission à l’état de fait comme voulu par Allah, les musulmans peuvent être alternativement enclume et marteau. Si le non-musulman est le plus fort, alors ils sont enclumes. C’est-à-dire qu’ils supportent les revers. Mais ils se donnent vocation d’être finalement marteau. Si Dieu veut qu’ils soient un jour les plus forts, alors ils frapperont sans pitié et n’hésiteront pas à écraser leurs adversaires, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas leur religion.
D’où les deux basculements successifs constatés lors des événements de 1982 dans les usines automobiles d’Aulnay ou de Poissy. Une grève encadrée par la CGT avait mobilisé les maghrébins. Les affrontements furent très violents : on a compté trois cents personnes hospitalisées. Des maghrébins, biens tranquilles et bien braves, sont brusquement devenus extrêmement violents. Ce « basculement » dans la violence a surpris l’encadrement des usines qui pensait avoir de bons rapports avec les salariés. Quand les grévistes ont cessé le conflit sur une défaite malgré l’appui du pouvoir socialiste, la maîtrise a constaté un « basculement » inverse dans la résignation : les violents sont revenus tout penauds reprendre le travail, mais s’excusant à peine de ce qui était arrivé quelques jours avant.

Ces variations sont parfois interprétées comme révélatrices d’une mentalité hypocrite ou sournoise. Pour eux, il s’agit d’une obéissance inconditionnelle à ce qui leur est présenté comme la volonté de Dieu. Pour eux c’est la LOI. Quand Dieu leur donne la force et que la poursuite de la conquête du monde leur devient possible, elle leur est obligatoire, nonobstant tout traité contraire.

Un ritualisme extérieur 

Un autre fait est important pour comprendre le rôle de l’État musulman. L’Etat et la religion sont confondus. Le chef d’Etat est chef de la religion. Or l’État ne peut pas réellement régir les consciences. Il peut par contre imposer des actes extérieurs. Le rituel musulman est purement externe dans son principe. La purification pour la prière est extérieure, physique et non morale. L’homme est pur pour parler à Dieu, parce qu’il est physiquement propre. Il a lavé tous ses orifices naturels, donc il est en état de donner à Dieu une prière d’adoration qui lui convienne. Le fait qu’il vienne de tuer un homme ou de piller une caravane est indifférent, l’essentiel est d’avoir procédé aux ablutions rituelles. On retrouve un trait que le Christ avait reproché aux pharisiens : quand il les traitait de sépulcres blanchis, il leur reprochait de se rendre extérieurement propres, sans se préoccuper de demander pardon à Dieu pour leurs fautes.

La violence est légitime pour la conquête du monde. 

Si le musulman n’a pas de saints à invoquer, il a un modèle : Mahomet. Or dans un hadith est cité le fait suivant : un homme pensait donner à l’effort de conquête du monde un sens moral, intérieur. Il demande donc à Mahomet si le jeûne ne pourrait pas tenir lieu de guerre sainte. Le prédicateur lui aurait répondu : « Si tu es capable de jeûner pendant toute la durée de la conquête du monde, alors le jeûne serait préférable. » Autant dire que pratiquement seule la guerre est reconnue. C’est la guerre sainte, le djihad. Dire le djihad islamique est un pléonasme. Quand l’islam n’est pas le plus fort, il demande une trêve. Elle sera aussi longue que nécessaire; mais ce ne sera jamais la paix. Quand Dieu donne aux musulmans la possibilité de poursuivre la conquête du monde, elle leur devient obligatoire. C’est important. Le combattant du djihad est appelé le moudjahid (moudjahiddine au pluriel)

Cette conception de la guerre obligatoire dès qu’elle devient possible est d’autant plus menaçante pour nous européens, que les mahométans jugent notre civilisation comme décadente et la leur comme supérieure. Pour comprendre cela, il faut regarder l’Europe avec des yeux de musulmans, et voir comment ils se comparent, à partir de ce qu’ils constatent habituellement chez nous.

* Nous sommes très fiers de notre technologie qu’ils voient comme un attachement aux biens de ce monde. Eux pensent qu’avec le Coran, ils ont les biens de l’éternité. > Ils se sentent donc supérieurs.
* Les occidentaux ne gardent pas leurs parents âgés avec eux,9 ils les « abandonnent » en les mettant dans des maisons de retraite et autres hospices pour personnes âgées; eux gardent leurs parents âgés même quand cela représente une charge importante étant donné l’exiguïté de leur appartement. > Ils se sentent donc supérieurs.
* Nous avons des familles déliquescentes. Les leurs sont nettement plus solidaires que la moyenne des nôtres. > Ils se sentent donc supérieurs.
* Les femmes occidentales s’affichent sans complexes dans des tenues indécentes. Eux, même s’il peut y avoir de l’hypocrisie et de la contrainte dans ces affaires de tchador, ont globalement des femmes et des jeunes filles qui savent encore ce qu’est la pudeur. > Ils se sentent donc supérieurs.
* Les jeunes occidentaux ne respectent pas leurs parents. De leur côté, ils se plaignent du mauvais exemple que nous donnons sur ce point à leurs enfants. > Ils se sentent donc supérieurs.
* Notre système se flatte de la laïcité de l’État comme d’une valeur. Eux pensent que notre système, hostile à Dieu, est un état de péché.

> Ils se sentent donc supérieurs.

* Nous savons que la femme doit être respectée et considérée comme  » une aide semblable à l’homme ». Eux pensent avoir gardé la morale naturelle en mettant l’homme au premier rang. > Ils se sentent donc supérieurs.

Ils reprochent à l’occident matérialiste (anti-chrétien, mais cela ils ne le reconnaissent pas ) de constituer des familles monoparentale, d’accepter l’union libre, les « mariages » homosexuels, le partage des amants et amantes, l’avortement, l’euthanasie, les animaux élevés et les enfants refusés, la pornographie à la télévision et dans les médias, etc. Leur force apparente tient à notre faiblesse.

Le djihad 

Le monde, pour le musulman, est divisé en deux parties. Le Dar el islam d’une part, c’est-à-dire la maison (ou le domaine ) de l’islam, la maison des soumis à Dieu qui doit toujours aller croissant.10 Le Dar el Harb d’autre part, c’est à dire la maison (le domaine) de la guerre, qui est le domaine qui doit être conquis par le djihad, la guerre sainte. C’est, à leurs yeux, le monde des insoumis à Dieu, des démons en quelque manière. Il est évident qu’on ne peut pas donner les mêmes titres aux chefs d’État de l’un et l’autre domaines. Le chef d’un pays non musulman ne peut pas s’appeler Émir, Sultan, ou Malik, ce qui veut dire roi. Il sera appelé Mata-Malik : pseudo roi. Il peut aussi être appelé César – ce n’est pas un titre de chez eux – mais pas cheikh. François Ier avait fait un traité avec Soliman le magnifique. Il aurait voulu se faire reconnaître le titre d’empereur, ce qui se serait traduit : Padisha. Il ne lui a été donné que le titre de Bey, ce qui veut dire gouverneur, envoyé par le gouvernement central pour gérer le pays. Le traité avait pour titre : Lettres de protection.
Le pays non ouvert, c’est le pays de l’infidèle. Et le pays ouvert ( ftah ) c’est le pays qui a été ouvert à l’islam. Une fois conquis, il ne doit jamais être perdu, il faut le reconquérir. On pourra attendre des siècles, mais la revendication territoriale demeurera.
Cette doctrine permet de comprendre le débat actuel en Palestine entre les « modérés » et les « extrémistes« . Il ne s’agit pas de savoir si l’on accepte ou non l’Etat d’Israël. Il s’agit premièrement de savoir s’il est préférable de le détruire par la guerre ou par une voie plus pacifique. Dans cette dernière hypothèse, si l’on accepte un certain modus vivendi en attendant sa destruction, quels mots faut-il employer pour parler de cet État, quelles concessions honorifiques peut-on lui accorder ?
Le vocabulaire et la diplomatie des pays sous la férule de l’islam sont marqués par cette doctrine : dans les relations avec les nations non musulmanes, il y a trêve ou armistice, il ne peut pas y avoir de traité de paix. L’islam dit modéré se justifie pour les musulmans parce que la conquête du monde, ou au moins celle de certains pays, comme la France, les États-Unis… leur semble possible par une voie pacifique de manière au moins aussi efficace que par la guerre, par le djihad.

Les dhimmis

Qu’adviendrait-il des habitants des pays conquis par l’islam ? Quand la conquête se réalise, la loi islamique prévoit le sort à réserver aux vaincus.
Les païens et les sans-Dieu doivent être tués.
Pour les hommes d’un livre révélé, par respect pour Dieu qui leur a jadis manifesté sa révélation, leur sort est prévu. Ces hommes du livre, ce sont les juifs, les chrétiens, mais aussi les Zoroastriens et les Védiques. Ils seront « dhimmis« . Ils seront diminués, humiliés, soumis à des impôts spéciaux et considérés comme une classe sociale inférieure ne disposant pas des mêmes droits que les musulmans. L’objectif officiel est de les inciter à quitter l’état inférieur dans lequel ils sont supposés être tombés, et de leur donner l’envie de parvenir à la pleine révélation que serait l’islam. Et tout mouvement vers l’islam est irréversible. Le musulman ne peut se convertir sous peine de mort ; celui qui amorce le mouvement vers l’islam ne peut plus s’arrêter. Si un fils d’un chrétien dit en s’amusant : La Illah il’Allah (Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu), il a commencé à proférer la Chahada (la profession de foi de l’islam), il ne peut plus rester chrétien. Il sera enlevé à ses parents qui ne pourront plus le former au christianisme. Les janissaires étaient des fils de chrétiens enlevés très jeunes à leurs parents. On en faisait des troupes de choc du régime, pensant que les chrétiens, s’ils se révoltaient, n’oseraient pas faire la guerre à ceux qui pouvaient être leurs frères, leurs fils, leurs neveux ou leurs cousins.

La lutte pour le pouvoir, les factions

Une fois qu’on a bien compris la permanence, dans les mentalités de l’islam, du principe en vertu duquel celui qui est le plus fort est automatiquement légitime car c’est Dieu qui lui a donné de l’être, on imagine facilement que la lutte pour le pouvoir peut monter à la tête de certains. On ne connaît pas l’histoire quasi invraisemblable de l’Algérie avant l’arrivée des Français. Les changements de dey se faisaient par des coups d’Etat. Ils se sont succédés jusqu’à quatre dans la même journée ! Le cuisinier ayant assassiné le dey, se trouve dey à son tour pendant deux heures. Puis il est assassiné par le chef des janissaires, qui à son tour se fait tuer…
Une telle histoire est incompréhensible à nos yeux d’occidentaux. Il n’y a pas de signification de l’histoire. Des contingences font qu’à un moment donné, c’est l’un de ces chefs de rencontre qui représente le pouvoir. Il est évident qu’il régnera en despote impitoyable, sachant que le premier signe de faiblesse signera son arrêt de mort.

Cette légitimation quasi divine de la force explique l’enseignement que nous ont donné le Père de Foucauld et le maréchal Juin11 : On ne convertira pas les musulmans si l’on n’est pas d’abord en position de force. A l’École d’artillerie de Châlons-sur-Marne, en 1959, des officiers de l’armée libanaise disaient : « Tant que nous contrôlerons l’armée et donc la force, nous aurons la paix. » Dès que le rapport de force a changé par la mise en place des camps palestiniens, les chrétiens se sont fait combattre.
Les factions vont donc avoir un rôle déterminant. Un article de Spectacle du Monde donne des exemples intéressants. «Historiquement, la plupart des États ou Empire islamiques ont été créés par une telle minorité militante et militaire – y compris les Etats contemporains comme l’Iran – fondé au XVI siècle par la confrérie chiite des Séfévides, purifiée en 1979 par les Pasdarans ( c’est-à-dire les gardiens de la Révolution !) ; l’Arabie Saoudite, organisée entre le XVIII et le XX siècles par la confrérie Wahhabite ; le Pakistan suscité en 1947 par les Naqshamandites; la Libye, dont le premier roi Idriss était le chef des Senoussis. » Un petit groupe, un gang en quelque sorte, prend le pouvoir et devient ipso facto légitime, et leur chef usurpe le titre de Commandeur des croyants.12

 

L’État totalitaire

Dans la conception musulmane de l’Etat, les pouvoirs temporel et spirituel sont confondus. C’est pour cela que les titres politiques sont toujours des titres religieux et vice versa. Le régime des imams en Iran en est le dernier exemple. Si on considère un souverain comme le roi du Maroc, il se fait appeler, lui aussi, Commandeur des croyants. Le catéchisme musulman y est publié par le ministère de l’Éducation.13

Sur ce point aussi la rupture est évidente avec l’enseignement du Christ qui nous a fait distinguer deux pouvoirs, le spirituel et le temporel : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » C’est une condition de la liberté de l’homme.
Cet enseignement a été contesté par les protestants qui, dans la chrétienté, ont tenté de faire accepter le principe : « Cujus regio, ejus religio« , selon lequel la religion du chef de l’État doit être imposée à son peuple.
Les totalitarismes, comme le communisme, le nazisme de Hitler, veulent régenter les consciences. En pays d’islam, le chef dit aux « soumis »14 comment il faut comprendre la religion.

 

Le Vieux de la Montagne et les haschischin 

Le paradis de Mahomet, tel qu’il est décrit dans le Coran, est un lieu de plaisirs exclusivement matériels : air conditionné, luxe des décors, nourriture délicieuse et… houris. Ce mot désigne de splendides êtres féminins qui garderaient leur virginité (matérielle) après s’être données à l’élu. Un tel paradis, sauf le tout dernier caractère, pourrait quasiment être réalisé sur terre.

Un homme dans le passé l’avait bien compris : le Vieux de la Montagne. Il promettait le paradis tout de suite. Après avoir drogué des hommes au haschisch, il leur offrait tous les plaisirs du paradis de Mahomet. Ensuite, les droguant de nouveau, il les « ramenait » sur terre. Il leur disait alors : « Tu vois, je peux te faire aller au paradis quand je veux et t’en rappeler quand je veux. Obéis-moi sans craindre la mort, parce que, tu le vois, je sais et je peux récompenser ceux qui se dévouent pour moi. » Les hommes acceptaient alors d’accomplir même des missions suicides.
Ainsi le Vieux de la Montagne pouvait racketter les puissants. Ceux qui ne voulaient pas accepter de payer étaient victimes des haschischin, on dit maintenant en français : des assassins. Les chefs croisés ou musulmans ont été ainsi soumis à un tel racket. Un jour, un émissaire du Vieux de la Montagne est venu voir saint Louis pour lui annoncer que son tribut avait été fixé à une certaine somme. Quand le message lui fut traduit, le roi répondit : « Parce que vous êtes venu avec un drapeau de parlementaire, je ne vous ferai pas pendre. Allez dire à votre maître que s’il veut ma visite, il l’aura rapidement. » Quand le Vieux apprit la réponse, il renvoya ses émissaires au roi pour lui dire : « Nous nous sommes trompés. Nous n’avions pas compris que tu étais le roi. Notre maître vous prie d’accepter ces présents en signe d’amitié. » Saint Louis les renvoya alors avec d’autres présents.
Un autre personnage n’était pas soumis à ce racket : le Maître de l’Ordre du Temple (les templiers). Ces moines soldats avaient fait vœu de ne jamais reculer au combat. Ils étaient de redoutables guerriers. Parfois, le maître ou sa garde arrivaient à éliminer l’homme suicide qui avait mission de les assassiner. Et de toute façon, ils refusaient de payer. Pour le Vieux de la Montagne, cela revenait trop cher pour être rentable.
Pendant les combats de Beyrouth, les assauts étaient menés de manière suicidaire par des éléments fanatisés et drogués eux aussi.

L’islamisme

En quoi tout cela nous concerne-t-il ? Quel rapport avec « l’islamisme » du XXIème siècle ?

Remarquons tout d’abord que le mot islamisme en ce qui concerne le musulman est analogue à ce que le christianisme est pour le chrétien. Quand un européen parle par exemple de pays d’islam, il fait implicitement une analogie avec pays de chrétienté. Et, avant les attentats terroristes, s’il parlait d’islamisme, c’était par analogie inconsciente (?) avec christianisme. Aussi certains disent que distinguer islam et islamisme serait une désinformation : l’islamisme terroriste découle directement de la loi islamique. Certes « il y a des musulmans modérés, mais il n’y a pas d’islam modéré « .15
Nous allons traiter ici de ce que l’on appelle habituellement « islamisme« , ce phénomène «nouveau» du terrorisme et de la violence révolutionnaire exercés au nom de l’islam. Au préalable, nous présenterons quelques considérations sur l’infiltration des religions par des éléments qui veulent les « instrumentaliser« , c’est-à-dire utiliser les thèmes religieux pour faire des fidèles peu instruits de leur foi, une masse de manœuvre en vue d’objectifs politiques.

L’instrumentalisation de la foi religieuse

Citons d’abord trois faits concernant le catholicisme.
Le premier : peu de temps avant la dernière guerre, un jeune homme qui en avait la vocation est rentré au séminaire des Missions étrangères à Lyon. C’est dans ce séminaire qu’il a été formé au marxisme. Un des professeurs de théologie avait confié à quelques séminaristes, dont lui, qu’il n’avait pas la foi; qu’il enseignait la matière, officiellement, pour garder la place. Mais pendant les inter-cours, il leur apprenait le marxisme.16 Cela se passait un peu avant et au début de la guerre de 1939.
Le deuxième : lors d’une présentation du travail en cellules et de l’action capillaire de l’Office international à Nancy en 1964, M. Gousseau avait commencé son exposé en nous montrant un livre sur la théologie catholique, écrit par des communistes. La présentation des dogmes était faite de manière à montrer comment trafiquer le message chrétien pour faire accepter la lutte des classes.
Le troisième : dans les années 70, le CELAM17 avait publié un document sur « L’instrumentalisation de la foi. » Il signalait que les forces anti-chrétiennes étudiaient comment se servir du vocabulaire religieux pour faire passer des messages révolutionnaires. Nous avons connu en conséquence la théologie de la libération qui a été condamnée par Rome plusieurs années après.

On le voit, les religions sont infiltrées et noyautées par les forces subversives qui veulent instrumentaliser la foi. Toutes les religions sont visées par un tel noyautage. Parmi elles, l’islam semble particulièrement vulnérable. Le communisme et d’autres courants ont réussi à infiltrer l’Église. On imagine sans peine que cela doit être bien plus facile dans l’islam qui ne dispose pas d’un magistère vivant. Mais les techniques révolutionnaires étant peu évolutives, on les reconnaît sans peine.

Témoignages sur l’instrumentalisation de l’islam

Selon Ben Works de l’Institut de recherches stratégiques des Etats-Unis : « Pour l’UCK, L’idéologie marxiste est un élément important; mais la caractéristique qui favorise le recrutement est constitué par le nationalisme albanais militant du groupe. L’appel de son chef s’adresse à la population musulmane de l’ethnie albanaise de manière à exploiter le nationalisme de celle-ci en termes musulmans« .
Mgr Macram Max Gassis, évêque d’El Obeid au Soudan : « Nous avons toujours dialogué avec l’islam. Des chrétiens, des musulmans, des animistes viennent dans nos écoles et dans nos hôpitaux. Mais le fondamentalisme islamique est une idéologie politico-économique qui se sert de la religion comme d’une couverture. »

Le Point sous le titre la Révolution enlisée19 écrit : « La révolution iranienne est une imposture. Elle a été faite au nom de l’islam, mais en fait, en Iran, l’islam est devenu une idéologie. Il n’est plus une pratique religieuse » constate un observateur occidental. Il faut probablement interpréter qu’il n’y a qu’apparences sauvegardées. L’islam demandant le respect de rites extérieurs, l’action des tartuffes en est facilitée.

L’instrumentalisation de l’islam : le cas de l’Iran

Prenons le cas de l’Iran qui fut réputé être – hélas à juste titre – une des incarnations les plus tragiques de l’islamisme.
Il y a dans ce pays un quadrillage des populations par des comités, en russe on dit des soviets. Il y en a par quartier, par maison. La terreur soviétique règne. Houchang Nahavandi nous indique que chaque comité de quartier a son tribunal révolutionnaire dont le chef, au sens propre du mot, agit arbitrairement.

Il n’y a pas, il n’y a pas eu deux cents millions de russes communistes. Il n’y a pas huit cents millions de chinois qui soient communistes. Il y a eu et il y a des centaines de millions de personnes encadrées, quadrillées par des méthodes communistes. La sanguinaire méthode employée est toujours la même. Il s’agit de créer des structures dans lesquels l’homme, chaque homme, sera surveillé, dirigé, télécommandé par le noyau dirigeant de la structure.

La révolution iranienne se dit anti-capitaliste, anti-occidentale. Alors qu’elle pourrait se dire anti-marxiste, car les marxistes se disent incroyants, voire même ennemis de Dieu, donc plus méprisables et plus haïssables pour l’islam que les gens du livre. Cette hostilité anti-occidentale est un des traits des progressismes philo-communistes : ils sont contre le même, au même moment.
Dans la rue, les gardiens de la révolution20 défilent le poing fermé.
Il a été édité un manuel qui s’appelle Tactiques et technique de la révolution. Il explique comment on fabrique, on gère, comment on réussit une révolution islamique. Dans le manuel, on explique «comment utiliser les mosquées comme base arrière des mouvements terroristes, comment fabriquer de fausses funérailles, de faux cadavres pour ameuter les populations, pour créer la psychose du sang, comment organiser des grèves ciblées sur des points fragiles du pays…»21
Le manuel conseille de faire venir des journalistes des télévisions occidentales.22 Cette télévision et l’Occident sont présentés comme l’incarnation de Sheitan (Satan); mais ce sont ces journalistes-là qu’il faut faire venir pour influencer l’opinion publique des pays occidentaux. Cela veut dire que nous, les occidentaux, sommes visés par ce nouvel avatar de la révolution marxiste.

On a beaucoup parlé de l’Iran, parce qu’il y a là un phénomène très grave. La Révolution a conquis un nouvel appareil d’État. L’Iran, par l’instrumentalisation de la foi islamique qu’il pratique, risque fort d’avoir une influence tragique dont on ne voit que le début. Le recteur persan écrit23 : « Le danger, pour ces pays-là, c’est de descendre en enfer ! » Mais il ajoute aussi, et cela nous touche de beaucoup plus près : « Il arrivera un jour, très rapidement, où les lois de la République Française ne seront plus appliquées dans des pans entiers du territoire. Un auteur aussi respecté, aussi modéré, aussi peu alarmiste qu’Yves Lacoste parle même d’un danger qu’il voit – le terme est un peu excessif, pas le fond – d’une bosnisation de la France. Croyez-moi, je ne suis pas Français d’origine. Je peux en parler beaucoup plus facilement que vous. Je vois trop de Français très prudents qui craignent d’être accusés de xénophobie, de racisme. »
Cet iranien, si proche des Français, par le souci qu’il porte à leur pays, écrit dans le même journal « De tous les pays mis en danger ( par l’islamisme ) c’est l’Europe, c’est la France qui sont les plus visés. » Et il ajoute, ce qui renforce d’autres témoignages : « La tentative inédite de la mainmise inévitable des intégristes sur les communautés d’Algériens en Europe, a déjà commencé. Les intégristes tenteront de les soumettre par des moyens quasi terroristes. On essayera d’imposer, au nom d’une vague Charia dont personne ne connaît les contours, la loi de la république islamique d’Algérie aux communautés algériennes en France… Etc.. »
On parle maintenant de zones de France où la police ne peut plus exercer normalement ses missions sauf à y intervenir suivant des méthodes de commandos.

Instrumentaliser ? Pour quoi ?

Les différents courants islamistes cherchent à reconstituer un empire musulman. Ces mouvements sont à la fois rivaux (entre eux) et coordonnés contre les « autres ». Il semble que l’on puisse distinguer trois courants dans l’islam contemporain :

 

Faire acquérir des compétences et des savoir-faire « occidentaux ».

Le premier cherche à faire acquérir au peuple les compétences et les savoir-faire occidentaux. Pour réussir cette politique, il faut prouver par le Coran que ce savoir ou savoir-faire est « licite ». Le fait que le mot « foudre » se trouve dans le Coran justifie par exemple que l’on étudie l’électricité. C’est la politique initiée par Hassan II et suivie, semble-t-il, par son fils. Cela leur est possible car, Commandeurs des croyants, ils sont habilités à dire comment interpréter le texte. Cela ne peut être assimilé à de l’islamisme révolutionnaire.

 

Utiliser le Coran pour agiter les masses au profit d’une internationale.

Ceux qui souhaitent garder les masses musulmanes dans l’ignorance pour mieux les manipuler (instrumentalisation) ou pour s’épargner une concurrence économique, sont hostiles à la politique de l’islam marocain, de manière affichée ou sournoise.
L’instrumentalisation marxiste exploite le prosélytisme guerrier de l’islam (explicite dans le Coran) au service d’une Internationale (socialiste, communiste, trotskiste, mondialiste). Ils promettent l’empire du monde (haec omnia tibi dabo, si cadens…24) aux musulmans. Les factions qui croient à ces promesses sont à la fois complices et rivales au point de s’entre-tuer.
Leurs chefs ont acquis les savoir-faire de la dialectique marxiste-léniniste pendant leurs études dans les universités européennes (voire soviétiques) : encadrement des masses, techniques de conditionnement des esprits, etc. Ils mettent en place des pouvoirs totalitaires et les résultats sont toujours aussi sanglants comme l’ont montré les exemples de l’Iran, de l’Afghanistan, du Soudan, de l’Algérie. Ils exploitent la critique musulmane de l’occident matérialiste anti-chrétien pour fanatiser les musulmans et orienter leur agressivité vers l’extérieur et limiter la contestation interne.

Rechercher la conquête islamique mondiale à long terme.

On imagine sans peine que certains responsables d’Etats musulmans puissent exploiter l’appui que leur donne l’ambition mondialiste (des Etats-Unis par exemple) pour créer leur empire d’abord avant de conquérir le monde pour leur propre compte.

On le conçoit sans peine, ces deux derniers mouvements sont complémentaires pour combattre l’Occident marqué encore de civilisation chrétienne, mais ils sont aussi rivaux, chacun voulant à terme avoir le pouvoir mondial. Tout cela n’est pas favorable à la paix internationale mais, nous le savons, seul le Christ peut nous la donner.

En résumé

L’ISLAM

– est un système qui contrôle l’homme au plan religieux comme au plan politique : Il répond à la définition du totalitarisme donnée par A. Malraux ;

– a une volonté de conquête : (Médine en 632, Poitiers en 732) ;

– légitime l’emploi de la force pour convertir les hommes ;

– a un impact car il satisfait le besoin inné de religieux ;

– est simple à pratiquer : il n’exige aucun renoncement ;

– privilégie l’homme sur la femme ;

– est hostile au matérialisme.

 

La conversion des musulmans

Les règles de la conversion de l’Islam ont été données par le Père de Foucauld, confirmées par les propos du maréchal Juin, et vérifiées par l’expérience. Il faut avoir une position de force, et travailler sur un terrain préparé par la confiance et l’amour. Nous devons « ramener le plus de notre côté » comme le dit Pertuis.25Nous devons mériter plus de confiance que ce en quoi ils ont toujours cru. Nous devons être plus religieux qu’eux, mieux parler de Dieu, mieux le prier et l’honorer. Nous devons nous sanctifier pour compenser le côté scandaleux qui les a heurtés de la part de nos concitoyens. Nous avons une circonstance favorable : leurs chefs, hélas pour eux, sont des hommes qui les exploitent.

L’Iran est la base de départ d’un système totalitaire, contraire aux aspirations de tout homme, contraire à la nature de l’homme. Ce système est, hélas, un des éléments de l’action d’une internationale. Il va donc trouver des complicités actives qui l’aideront de manière inattendue. Nous avons déjà connu dans ce genre les porteurs de valises du FLN. On ne se méfie pas d’un Européen qui sera pourtant un élément dangereux en tant qu’il apporte l’organisation, la logistique, et l’action pour « prendre » les cerveaux.
Il nous faut être ceux qui leur apportent un accroissement, qui méritent confiance, qui rendent des services. Ils ne connaissent pas la charité. Il faut que nous la leur fassions goûter.

L’expérience montre que cette conversion est possible, malgré la menace de mort – elle n’est pas vaine aujourd’hui en France – qui vise les convertis de l’Islam. Un algérien connu de longue date (1958) a été progressivement amené à connaître les milieux réellement catholiques. Il est venu au pèlerinage de Pentecôte. Il a pu constater que les pèlerins représentaient justement ce qu’il attendait. Il est en bonne voie.
Dans les entreprises, les femmes maghrébines essayent de se trouver un Français, ce qui leur permet de sortir de la condition pour le moins subalterne de femme musulmane. Ceci nous montre que nous pourrions avoir la moitié féminine de la population immigrée favorable à la France, et prête à la conversion, à condition de leur proposer la liberté des filles de Dieu, et non la déchéance de la prostituée gratuite dans laquelle s’enfonce et fait naufrage la femme pilulée. Un Français, passant ses vacances en Tunisie, y rencontre un Tunisien qui avait suivi les mêmes études supérieures que lui. Il le découvre partisan de l’intégrisme. Il s’en étonne :  » Comment, toi, tu fais partie du FIS maintenant ? » La réponse est venue, terrible par ce qu’elle représente de scandale donné par nos compatriotes : « Oui ! Je ne veux pas que ma sœur devienne une putain comme les Françaises du Club Méditerranée. » Leur force apparente tient à notre faiblesse.

Ce qui veut dire que les jeunes filles et les femmes chrétiennes ont un immense champ d’apostolat, à condition de croire au message que N. S. Jésus-Christ nous a demandé de faire passer quand il nous a donné la mission : « Allez, enseignez toutes les nations… » Ce rôle important dévolu à la femme ne dispense pas, bien au contraire, les hommes de se sanctifier et de participer à cet apostolat.

A. Frament

Notes

[1] Ce travail doit beaucoup à l’excellente petite brochure de l’AFS : Connaissance élémentaire de l’Islam. Ce document d’initiation est en vente à l’AFS, 31 rue Rennequin 75 017 Paris (8,8 euros )
[2] Comme on le sait, le Pentateuque est constitué des cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.
[3] Elles confirment donc et expliquent que Bernard Lazare, dans L’antisémitisme à travers les siècles, écrive : Mahomet fut nourri de l’esprit juif.
[4] Nous avons là une structure totalitaire. Cf. : Malraux : Les voix du silence : « La chrétienté… n’était pas totalitaire, … elle avait au moins connu le Pape et l’empereur, mais elle avait été un tout. »
[5] Un dominicain érudit, le P. Théry, choisit ce nom de plume pour ne pas choquer ses amis musulmans.
[6] Domine salvum fac
[7] La « sikka » : la monnaie. Il s’agit du droit régalien de battre monnaie.
[8] Souligné par nous
[9] Même des chrétiens, voulant respecter les commandements et honorer leurs parents, peuvent confirmer cette impression. L’offre d’accueillir leurs parents âgés peut rencontrer le refus persévérant des intéressés qui ne veulent pas perdre l’indépendance que leur a procurée leur retraite.
[10] C’est là l’explication de la symbolique du croissant de lune. Ils veulent aller vers la pleine lune.
[11] Le maréchal était le fils d’un gendarme pied-noir. Il connaissait bien l’islam.
[12] Par contre, on trouve des organisateurs chaque fois que des hommes d’une autre culture viennent de passer à l’islam. Ils lancent alors dans une guerre organisée des masses fanatisées ou, comme les pirates grecs renégats, les Barberousse, ils organisent la piraterie en mer. Chaque fois que l’islam redevient dangereux, il y a derrière lui des nouveaux « convertis » et, quand ils proviennent de l’Occident, des renégats, au sens où nos ancêtres utilisaient ce mot : ils ont quitté le christianisme, ce sont les renégats de premier ordre ou le communisme, les renégats du deuxième ordre, comme Garaudy.
[13] Et ce catéchisme est surtout écrit en français. Le marocain instruit le connaît mieux que l’arabe. Il n’en demeure pas moins que les textes de références du Coran, s’ils sont traduits en français, sont toujours accompagnés de la version originale en arabe.
[14] Le nom même de musulman crée une ambiguïté. En arabe, muslim (au pluriel muslimin ) veut dire soumis (à DIEU). Abraham s’est soumis à DIEU, il est donc, en arabe, un « muslim » et il est à ce titre récupéré pour ne pas dire confisqué par les mahométans.
[15] Phrase dite par un des moines assassinés en Algérie.
[16] Dire qu’on prétendait que Pie XII avait tort quand il dénonçait une telle infiltration en 1950 dans l’encyclique Humani Generis !
[17] CELAM est le sigle de la conférence épiscopale de l’Amérique latine. Elle regroupe les évêques catholiques de l’Amérique centrale et du Sud.
[18] Cf Le Figaro 5/04/99
[19] Le Point n° 1210 du 25/11/95, p. 90
[20] Gardiens de la Révolution est le nom qu’avait donné Trotsky à leur équivalent dans la Russie des Soviets.
[21]Cf. L’Homme Nouveau du 18 juin 1995
[22] Ils sont complices, n’en doutons pas, ou alors d’une bêtise naïve fabuleuse, inimaginable, donc dangereuse !
[23] Cf. L’Homme Nouveau du 18 juin 1995
[24] La troisième tentation du démon : « Tout cela je te le donnerai, si tombant à mes pieds tu m’adores ».
[25] Cf. Connaissance élémentaire de l’Islam en vente à l’AFS 31, rue Rennequin 75017 Paris