Allemagne : vers la débâcle des séminaires 

17 Juillet, 2020
Provenance: fsspx.news

En 1962, l’année où s’ouvre le concile Vatican II, l’Allemagne ordonne 557 prêtres. Près de soixante ans plus tard, en 2020, ils ne sont plus que 57 à accéder au sacerdoce. L’Eglise d’Allemagne, engluée plus que jamais dans le marais synodal, peine à trouver des solutions. 

« Il s’agit d’une tendance alarmante », s’inquiète Thomas Sternberg, président du Comité central des catholiques allemands (Zdk), qui précise que « l’an dernier, il y a eu une ordination pour 11 prêtres partis à la retraite ». 

Une tendance de fond qui ne semble pas devoir s’inverser vu la situation des séminaires allemands : « le nombre de candidats à la prêtrise catholique est passé de 594 en 2011, à 211 actuellement », explique Mgr Heinrich Timmerevers, évêque de Dresde-Meissen. Un chiffre qui révèle l’effondrement du nombre de séminaristes dans les maisons de formation.  

Conséquence prévisible : seuls trois séminaires diocésains - ceux de Mayence, Munich et Munster - pourraient rester ouverts, estime le groupe de travail de la Conférence des évêques d' Allemagne (DBK), co-présidé par Mgr Timmerevers. 

A la vue d’une situation aussi catastrophique, fruit de la sécularisation accélérée et de l’apostasie silencieuse d’un grand nombre, la seule solution serait le retour à la Tradition, à la messe de toujours, à la philosophie et à la théologie de saint Thomas d’Aquin, ce qui supposerait de s’éloigner des nouveautés qui ont pour source empoisonnée le concile Vatican II. 

Naufrage de la foi 

Las !  Les prélats allemands ne sont pas prêts à une telle remise en cause et préfèrent nier la réalité en accélérant encore la révolution. Ainsi, Mgr Georg Bätzing, évêque de Limbourg et président de la Conférence épiscopale allemande, envisage une nouvelle voie pour pallier la crise des vocations. Afin de redresser la situation, il croit trouver une solution dans la démarche du Chemin synodal, et préconise de « demander au Vatican que la question de l’ordination diaconale des femmes, à nouveau ouverte par le pape, soit poursuivie et que Rome y réponde positivement ». 

L’aveuglement de l’Eglise d’Allemagne ne date malheureusement pas d’hier. Les thèses les plus progressistes, en morale spécialement, y fleurissent depuis 50 ans avec la bénédiction des évêques. Ayant semé le vent et récolté la tempête, l’heure est au naufrage.