Amoris lætitia, la joie de quel amour ?

11 Décembre, 2017
Provenance: fsspx.news

Amoris lætitia, le titre latin de l’exhortation post-synodale sur la famille, se traduit en français : « la joie de l’amour ». En acte, il se traduit tout autrement.

Amoris lætitia, le titre latin de l’exhortation post-synodale sur la famille, se traduit en français : « la joie de l’amour ». En acte, il se traduit tout autrement.

Ainsi un prêtre sicilien est menacé par son évêque d’une double excommunication pour avoir dénoncé les passages hétérodoxes de cette exhortation. Est-ce « la joie de l’amour » pour Don Minutella ?

Ainsi un prélat italien a été interdit de conférence à Modène, par l’évêque du lieu, pour avoir signé la Correction filiale qui demande au pape François de réaffirmer la doctrine immuable de l’Eglise catholique sur le mariage. Est-ce « la joie de l’amour » pour Mgr Livi ?

Pendant ce temps, le pape se tait. Il oppose un silence tenace aux signataires de la Correction filiale, et aux Dubia des cardinaux qui le supplient, depuis un an, de « faire la clarté ». Il ne répond pas, mais il vient de permettre la publication officielle, dans les Acta Apostolicæ Sedis, de la réponse privée qu’il a adressée, le 5 septembre 2016, aux évêques argentins favorables à la communion donnée aux divorcés civilement remariés, leur disant qu’ils avaient bien interprété Amoris lætitia.

Telle est la traduction en acte de cette exhortation à « la joie de l’amour » ! Dès lors, il n’est pas étonnant de voir la revue des jésuites, La Civiltà Cattolica, présenter aujourd’hui Luther comme un « témoin de la foi » dont l’esprit réformateur a été bénéfique à l’Eglise catholique, – lui qui « autorisa » Philippe de Hesse à prendre femme alors qu’il était déjà marié.

De cet amour-là, nous ne nous réjouissons pas : amoris tristitia.

Abbé Alain Lorans