Belgique : statistiques macabres de l’euthanasie en 2018

20 Mars, 2019
Provenance: fsspx.news

2.357 personnes ont été euthanasiées en 2018 en Belgique, contre 2.309 en 2017. La plupart d’entre elles étaient âgées de 60 à 89 ans, un tiers ayant moins de 70 ans. Les hommes sont autant concernés que les femmes. Particularisme culturel : 78% des actes se passent en Flandre, contre 22% en Wallonie.  

Selon la « Commission de contrôle et d’évaluation » – organisme chargé de s’assurer du respect de la procédure de mise à mort, les pathologies principales à l’origine des demandes d’euthanasie étaient soit des cancers, soit une combinaison de plusieurs affections (polypathologies).  Selon ce même organisme, les demandes de « suicide assisté » sur la base de « troubles mentaux et du comportement » restent faibles (2,4% de l’ensemble des décès).  

Le nombre d’actes ayant eu lieu au domicile (46,8%) progresse toujours, ceux pratiqués à l’hôpital diminuent (36,1%), tandis que ceux pratiqués dans les maisons de repos et de soins continuent d’augmenter (14,3%).  

Depuis le vote de la loi en 2002, le nombre d’euthanasies augmente systématiquement chaque année en Belgique. Selon Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, « l’euthanasie est clairement entrée dans les mœurs. Parmi les hypothèses expliquant cette augmentation, l’effet générationnel est évident : la loi, votée en 2002, est désormais mieux connue par les générations les plus concernées. Aujourd’hui, l’information est mieux diffusée ». Aucune dérive n’est signalée officiellement, mais comme le souligne l’Alliance Vita qui défend la vie jusqu’à son terme naturel : « dans la réalité, des controverses importantes ont surgi sur la légitimité de certaines euthanasies, un membre de la Commission fédérale de contrôle ayant même démissionné pour exprimer son désaccord sur un cas très litigieux ». 

L'euthanasie est évidemment une grave transgression du cinquième commandement de Dieu : « Tu ne tueras point ». Il en est de même pour le suicide. Car, comme l’enseigne le Catéchisme de saint Pie X : “Dans le cinquième commandement, Dieu défend le suicide parce que l’homme n’est pas le maître de sa vie comme il ne l’est pas de celle d’autrui. Et l’Eglise punit le suicide par la privation de la sépulture ecclésiastique.”