Dix évêques signataires de la « Profession des vérités sur le mariage sacramentel »

28 Février, 2018
Provenance: fsspx.news
Mgr Marian Eleganti.

Deux nouveaux évêques ont souscrit à la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » qui dénonce les normes pastorales d’Amoris lætitia favorisant l’admission de divorcés « remariés » à la communion.

Le 31 décembre 2017, trois évêques kazakhs - Mgr Tomash Peta, Mgr Jan Pawel Lenga et Mgr Athanasius Schneider - ont rédigé une « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel ». Ils y dénoncent les normes pastorales d’Amoris lætitia qui prévoient que certaines personnes divorcées « remariées » puissent recevoir le sacrement de pénitence et la communion, « bien qu’elles continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux, avec une personne autre que leur conjoint légitime ».

Les signataires affirment que la diffusion de telles normes pastorales - approuvées par plusieurs autorités hiérarchiques et même par l’autorité suprême de l’Eglise - a causé une confusion notable et toujours plus grande tant chez les fidèles que dans le clergé. Face à cette confusion, ils déclarent être « obligés en conscience de professer l’immuable vérité et la discipline sacramentelle tout aussi immuable sur l’indissolubilité du mariage, conformément à ce qu’enseigne le Magistère de l’Eglise de manière inaltérable depuis 2000 ans ».

Le 8 février 2018, Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire (Suisse), a fait savoir dans un entretien accordé au journal catholique allemand Die Tagespost, qu'il partageait les critiques des auteurs de la « Profession des vérités immuables sur le mariage ». En expliquant pourquoi il souscrivait « en conscience » à cette déclaration, le prélat a rappelé que l'exhortation apostolique Amoris laetitia conduisait à des interprétations contradictoires, provoquant un chaos à la base. Dès lors, la question se pose de savoir si la doctrine défendue jusque-là par les papes est toujours valable, ou si Amoris lætitia représente une rupture avec la doctrine traditionnelle. Et d’affirmer sans ambages : « l’incohérence n’est pas pour moi un signe du Saint-Esprit ».

Quelques jours auparavant, le 5 février, Jeanne Smits avait annoncé sur son blogue qu’un évêque autrichien, Mgr Elmar Fischer, venait également de donner sa signature.

En sorte que ce sont dix prélats qui, à ce jour, adhèrent publiquement à cette déclaration catholique sur le mariage sacramentel : Mgr Tomash Peta, archevêque métropolite de l´archidiocèse de Sainte Marie en Astana (Kazakhstan), Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque-évêque de Karaganda (Kazakhstan), Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l´archidiocèse de Sainte-Marie en Astana (Kazakhstan), le cardinal Janis Pujats, archevêque émérite de Riga (Lettonie), Mgr Carlo Maria Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis et ancien secrétaire général du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, Mgr Luigi Negri, ancien évêque de Ferrare (Italie), Mgr Andreas Laun, ancien évêque auxiliaire de Salzbourg, Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire (Suisse), Mgr René Gracida, ancien évêque de Corpus Christi (Etats-Unis), Mgr Elmar Fischer, ancien évêque de Feldkirch (Autriche).