Donald Trump se dresse en champion de la défense de la vie

11 Février, 2020
Provenance: fsspx.news

La Marche pour la vie organisée dans les rues de Washington (Etats-Unis), le 24 janvier 2020, a été rehaussée par la présence inédite d’un président américain en exercice. Le discours délivré à cette occasion par Donald Trump fut un véritable plaidoyer en faveur de la protection de l’enfant à naître. 

« Comme la Bible nous le dit, chaque personne est une merveilleuse créature » : le ton est donné par le chef de l’Etat américain, qui ne craint pas de reprendre à son compte un vocabulaire religieux, afin de dénoncer l’avortement. Une liberté de ton qui tranche avec le politiquement correct si répandu dans les pays occidentaux, y compris chez les responsables religieux. 

Qu’on en juge : « Nous tous qui sommes ici, nous comprenons cette vérité éternelle : chaque enfant est un don précieux et sacré de Dieu. Ensemble, nous devons protéger, chérir et défendre la dignité et le caractère sacré de toute vie humaine. Lorsque nous voyons l'image d'un bébé dans le ventre de sa mère, nous apercevons la majesté de la création de Dieu. Lorsque nous tenons un nouveau-né dans nos bras, nous connaissons l'amour infini que chaque enfant apporte à une famille. Lorsque nous regardons un enfant grandir, nous voyons la splendeur qui rayonne de chaque âme humaine ». 

Donald Trump a rendu hommage à ceux qui depuis presqu’un demi-siècle se mobilisent contre le crime de l’avortement : « le mouvement pour la vie est animé par des femmes fortes, des chefs religieux extraordinaires et des étudiants courageux qui perpétuent l'héritage des pionniers qui nous ont précédés (…). Vous entourez les mères de vos soins et de votre compassion. La prière vous rend forts ». 

Une priorité de son mandat 

Le président américain, qui est presbytérien, a tenu à rappeler les décisions qu’il a prises en faveur de la vie depuis son entrée en fonction, se positionnant comme le chef naturel de ce mouvement : « Les enfants à naître n'ont jamais eu un meilleur défenseur à la Maison Blanche. (…) Et nous prenons soin des médecins, des infirmières, des enseignants et des groupes comme les Petites Sœurs des Pauvres. Nous préservons la possibilité de l'adoption confessionnelle... ». 

Donald Trump, qui se présente à un second mandat, a fustigé « l'extrême gauche [qui] s'efforce de faire disparaître les droits qui nous viennent de Dieu, de fermer les organisations caritatives confessionnelles, d'interdire aux leaders religieux de s'exprimer sur la place publique et de réduire au silence les Américains qui croient au caractère sacré de la vie. Ils s'en prennent à moi parce que je me bats pour vous, et que nous nous battons pour ceux qui n'ont pas de voix ». 

Il a également dénoncé l’attitude de ses adversaires politiques : « les Démocrates ont adopté les positions les plus radicales et les plus extrêmes prises et vues dans ce pays depuis des années et des décennies, et on pourrait même dire, depuis des siècles ». Parmi ces positions, la loi new-yorkaise permettant de tuer un bébé jusqu’à sa naissance, ou encore la déclaration du gouverneur de Virginie favorable à l’infanticide... 

Rendant hommage aux initiatives venant en aide aux femmes pour qu’elles gardent leur enfant, ou permettant de trouver des foyers aux nouveau-nés, le président américain a encouragé les familles et rappelé que « chaque vie humaine, née ou à naître, est faite à la sainte image de Dieu tout-puissant ». 

Les militants de la Marche pour la vie sont repartis chez eux réconfortés. Dans plusieurs Etats, ils investissent le terrain juridique avec un espoir : que la Cour suprême se prononce pour l’annulation du fameux arrêt « Roe versus Wade » qui, en 1973, avait ouvert la porte à la dépénalisation de l’avortement et au meurtre de millions d’enfants à naître. 

Un espoir vain ? La réponse viendra des urnes, le mardi 3 novembre 2020. 

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