Espagne : les bénédictins de Los Caidos pourraient faire les frais de leur opposition

07 Novembre, 2019
Provenance: fsspx.news
Le Père Santiago, prieur de la communauté bénédictine de Los Caidos.

Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez envisage de « remodeler » la vallée de Los Caidos. Si le projet n’est pas encore définitivement arrêté, les bénédictins - dont la courageuse opposition à l’exhumation du corps du général Franco a été médiatisée - sont plus que jamais dans la ligne de mire. 

Située à une quinzaine de kilomètres du monastère royal de l’Escorial, la basilique de la Sainte-Croix de Los Caidos est comme tapie dans la pierre où elle a été creusée. Une croix monumentale de 100 mètres de haut, visible à 40 kilomètres à la ronde, la surplombe. 

Depuis son ouverture en 1959, la basilique est confiée aux soins d’une communauté de religieux bénédictins dépendant de Solesmes (France). Les moines ont été brusquement mis sur le devant de la scène politico-médiatique il y plusieurs mois, dès qu’ils firent connaître leur opposition à l’exhumation de la dépouille du général Francisco Franco. Les démarches juridiques qu’ils ont entreprises se sont avérées vaines. 

Leur opposition pourrait désormais leur coûter cher : le premier ministre espagnol envisage de retirer aux bénédictins la concession de la basilique. D’autant qu’une autre procédure d’exhumation est à l’étude du côté du gouvernement : celle de Jose Antonio Primo de Rivera, fervent catholique, fondateur de la Phalange espagnole, exécuté dans la prison d’Alicante à l’âge de 32 ans par les Républicains, le 20 novembre 1936. De quoi motiver une nouvelle opposition des bénédictins, aussi tenace que la première. 

Un cadavre de plus - tout aussi embarrassant que celui du Caudillo - pour un Pedro Sanchez, qui, au fil des mois paraît se spécialiser dans les pompes funèbres : un mauvais présage à quelques jours des élections législatives, prévues le 10 novembre 2019.