Etats-Unis : la loi qui fait hurler les partisans de l’avortement

01 Août, 2018
Par fsspx.news
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Dans l’Etat d’Arizona, une loi est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 afin de régler les problèmes liés à l’augmentation des embryons congelés : désormais la garde d’un embryon sera attribuée à la partie qui a l’intention de permettre sa naissance. 

Aux Etats-Unis, les embryons congelés se comptent aujourd’hui par millions, entraînant une hausse inévitable des conflits liés à leur conservation. Jusqu’ici, les magistrats américains ont souvent statué en faveur de la personne qui refusait que les embryons soient utilisés, ordonnant parfois de les détruire au motif que personne ne peut être obligé de devenir parent. 

La nouvelle loi entrée en vigueur le 1er juillet pourrait avoir un impact sur le débat concernant le commencement de la vie humaine. En effet, elle donne raison aux médecins pour qui les embryons congelés ne sont pas de simples tissus sur lesquels des personnes peuvent exercer un droit de propriété, mais des êtres humains, sujets de droits propres. 
 
En conséquence, les partisans de l’avortement ne décolèrent pas. Car si l’embryon congelé âgé d’un jour a droit à la vie, qu’en est-il de l’embryon qui croît paisiblement dans le ventre de sa mère ? La nouvelle loi pourrait donc remettre en question le meurtre de l'enfant à naître. 

Quelques rappels 

Ce n’est pas en raison de ses qualités, de ses capacités ou de ses performances qu’un être est humain, c’est uniquement en raison de sa nature. L'embryon humain appartient à l’espèce humaine, à la famille des hommes, de tous les hommes, comme chacun d’entre nous. Il est donc un être humain. 

Un embryon humain congelé qui ne fait plus l’objet d’un “projet parental”, est qualifié d’embryon "surnuméraire". Peut-on dire qu’un homme est en trop ? Connaît-on des hommes adultes surnuméraires ? 

L’embryon sans “projet parental” devient comme un “objet” dont on dispose, tel un produit que l'on peut conserver au congélateur ; que l'on peut détruire, c’est-à-dire tuer un “petit d’homme” ; que l'on peut utiliser comme sujet d’expérimentation pour la recherche scientifique, c’est-à-dire en faire un matériau de laboratoire. 

Au risque de s'enfoncer davantage dans une barbarie et un “racisme chromosomique” qui taisent leur nom, il est urgent de reconnaître enfin les droits exclusifs de Dieu sur toute créature.