L’Eucharistie (6) : but de la messe et mode d’opération

08 Avril, 2019
Provenance: fsspx.news

Jésus-Christ a institué cet admirable sacrifice, témoignage de son amour, afin de laisser à l’Eglise un sacrifice visible, adapté à la nature même de l’homme, pour lequel fut représenté le sacrifice sanglant consommé une seule fois sur la Croix. De la sorte, il perpétue jusqu’à la fin des siècles la mémoire du sacrifice de la Croix et nous en applique la vertu salutaire en rémission des péchés que nous commettons si souvent. 

« Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : “Ceci est mon corps qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi” » (Lc 22, 19). 

« Car pour moi j’ai reçu du Seigneur, ce que je vous ai aussi transmis, savoir, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : “[Prenez et mangez] Ceci est mon corps qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi”. De même, après avoir soupé, il prit le calice et dit : “Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi”. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1 Co 11, 24-26). 

Le sacrifice du Christ sur la Croix est spécialement représenté à la messe par la double consécration du pain et du vin faite séparément. Elle réalise la séparation réelle du Corps et du Sang que Notre-Seigneur Jésus-Christ a subie dans la mort sanglante qu’il a connue sur la Croix. 

La messe n’est pas une pure et simple représentation du sacrifice de la Croix, mais elle est le sacrifice même de la Croix qui est renouvelé. Il n’y a qu’une seule et même victime, un même prêtre qui s’est offert sur la Croix et qui s’offre maintenant par ses ministres ; seul le mode de l’oblation diffère, le sacrifice de la messe étant non sanglant.