France : exposition Velázquez au Grand Palais

24 Avril, 2015
Provenance: fsspx.news

A Paris, la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée du Louvre, en collaboration avec le Kunsthistorisches Museum de Vienne, présente au Grand Palais une rétrospective du chef de file de l’école espagnole, Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (1599-1660), accompagnée d’œuvres de peintres qui furent ses contemporains. 

119 œuvres sont exposées dont 57 de Velázquez, jusqu’au 13 juillet 2015. Né en 1599 à Séville, Velázquez, aîné de huit enfants, est formé très jeune dans l’atelier de Francisco Pacheco, peintre influent et lettré de la capitale andalouse. De Pacheco, Velázquez a acquis les compétences techniques de dessin et de peinture, nature morte et portrait.

Pendant ses premières années à Séville, Velázquez produit des œuvres religieuses traditionnelles telles que L’Immaculée Conception ou Saint Jean l’Evangéliste à Patmos, ainsi que des « bodegones », tableaux de la vie quotidienne ou natures mortes. A 24 ans, il est nommé peintre du roi Philippe IV et s’installe à Madrid. Il y fait la connaissance de Rubens, en visite à la cour. Lors de son second voyage en Italie, il peindra des portraits dont celui du pape Innocent X. Particulièrement apprécié des impressionnistes à la fin du XIXe siècle, il sera qualifié de « peintre des peintres » par Edouard Manet.

Le petit nombre de ses tableaux, à peine plus d’une centaine et pour beaucoup d’entre eux au musée du Prado (Madrid), a rendu difficile l’organisation d’une rétrospective complète. Cependant l’exposition entend présenter un panorama de ses œuvres, depuis les débuts à Séville jusqu’aux derniers portraits royaux exécutés par le maître espagnol, ainsi que l’influence de son art sur ses contemporains. Parmi ses principaux apports, l’exposition du Grand Palais s’attache à présenter les tableaux au caractère inédit ou d’une récente attribution, dont : L’Immaculée Conception (Séville, fondation Focus Abengoa), Sainte Rufine (Séville, fondation Focus Abengoa), Saint Jean Baptiste au désert (Chicago Art Institute), et également L’Education de la Vierge ou le Portrait de l’inquisiteur Sebastian de Huerta.

Enfin la rétrospective du Grand Palais soulève la question de l’influence possible du caravagisme sur la peinture de Velázquez. La notice du Saint Thomas précise que ce tableau et celui de Saint Paul sont « les plus évidemment caravagesques peints par le jeune Sévillan. S’il reste à prouver qu’il ait pu voir directement des œuvres du maître lombard, les Apôtres d’Orléans et de Barcelone laissent penser qu’il connaissait certaines des premières créations de Ribera ». 

Velázquez, jusqu'au 13 juillet, au Grand Palais, galeries nationales, entrée square Jean-Perrin, 75008 Paris. Entrée : dimanche et lundi de 10h à 20h, du mercredi au samedi de 10h à 22h. Fermé le mardi. Plein tarif : 13 €, tarif réduit : 9 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).