France : les Francs-maçons interviennent dans le débat bioéthique

06 Septembre, 2019
Provenance: fsspx.news

Le Grand Orient de France (GOF), la Grande loge nationale de France (GLF), la Fédération française de l’Ordre maçonnique mixte international le droit humain, la Grande Loge Mixte de France, et la Fédération de la libre pensée, ont été entendues le 30 août 2019 par la Commission spéciale chargée de la révision des lois de bioéthique.

Et vint le tour des Francs-maçons... 

Après avoir écouté, le 29 août 2019, les objections et les réserves des représentants des cultes - avec Mgr Pierre d’Ornellas pour l’Eglise catholique -, la Commission spéciale chargée de la révision des lois de bioéthique a auditionné dès le lendemain cinq obédiences maçonniques. 

La Croix, qui évoque le 30 août 2019 cette audition, explique qu’à l’inverse des représentants des cultes, les responsables maçonniques, « malgré quelques nuances », se sont tous montrés favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. 

La Fédération de la libre pensée résume bien la pensée des Maçons : « les couples homosexuels […] ainsi que les femmes seules doivent pouvoir satisfaire leur désir d’enfant comme tous les individus », a expliqué Dominique Goussot. 

En pointe toujours, le Grand Orient de France (GOF) s’est montré ouvert à la gestation pour autrui (GPA), qui ne fait pourtant pas partie du projet de révision. Plus nuancée sur la forme, la Grande Loge de France (GLF) n’envisage la GPA que dans certains cas. 

Des prises de positions qui n’étonnent pas puisque, pour la Franc-maçonnerie - comme l’écrivait en 1884 le pape Léon XIII dans l’encyclique Humanum Genus - « en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi ». 

Et qu’on attende pas des Francs-maçons qu’ils se bornent à jouer les seconds rôles dans le débat bioéthique : Pascal Neveu, président de la Commission nationale de santé publique et de bioéthique du Grand Orient de France, prévenait dès le mois de juillet 2018, avec un art consommé de la litote, que son but est d’ « aider le législateur afin qu’il puisse décider sereinement, avec une conscience éclairée, quant au monde que nous souhaitons pour nous ainsi que nos parents, grands-parents, enfants et petits-enfants ». 

« Une conscience sans Dieu, c’est un tribunal sans juge », écrivait Lamartine : les fils de la Veuve auraient grand intérêt à réviser leurs classiques.