L’information religieuse se mondialise

16 Mai, 2019
Provenance: fsspx.news
Le sanctuaire de Lourdes.

Outre-Atlantique, plusieurs organes de presse unissent leurs efforts dans le but de couvrir de façon exhaustive et innovante l’actualité religieuse aux Etats-Unis et dans le monde entier. 

Le 24 avril 2019, Religious News Foundation (RNF) a annoncé dans un communiqué que Associated Press (AP) se joignait à Religion News Service (RNS) et au media The Conversation - une plateforme participative faisant appel à des universitaires -, afin de démarrer un projet global d’information religieuse. 

L’initiative est d’ores et déjà financée à hauteur de 4,3 millions d’euros, par la fondation philanthropique Lilly Endowment. Cette subvention représente l'un des plus gros investissements dans le domaine de l'actualité religieuse depuis des décennies. 

Le projet vise à créer une plateforme commune, capable d’assurer une couverture multi-format des grandes religions, « en mettant l'accent sur les pratiques et les principes religieux qui sous-tendent les événements actuels », comme l’explique The New York Times dans son édition du 24 avril 2019. 

La future équipe sera constituée de huit rédacteurs issus de l’AP, trois viendront de RNS et deux de The Conversation. 

« Cette synergie accroîtra considérablement notre capacité à explorer les questions de foi, d'éthique et de spiritualité, en tant que force sociale et culturelle », a pour sa part déclaré Brian Carovillano, vice-président et rédacteur en chef d'AP. 

Le projet « va profondément remodeler le journalisme religieux aux Etats-Unis et dans le monde », tient à préciser Thomas Gallagher, patron de RNF, qui ajoute qu’un « journalisme religieux compétent, fiable et professionnel est plus que jamais nécessaire aujourd’hui ». 

Chacun des trois organes de presse entend garder le contrôle sur la ligne éditoriale du contenu du futur media, qui sera distribué par les soins de l’AP. 

Il reste à savoir si, dans le traitement de l’information religieuse, la ligne du futur média saura s’affranchir d’un mode de pensée et d’analyse « mainstream », ou « religieusement correct », clairement assumé par les agences qui ont décidé de le parrainer.