La cathédrale de Cordoue ne redeviendra pas une mosquée

25 Juillet, 2019
Provenance: fsspx.news

La tentative de séculariser la cathédrale de Cordoue, avec l’idée d’en faire un éventuel centre interreligieux sous patronat laïc, a finalement échoué. Le nouveau maire de Cordoue, José Maria Bellido du Parti Populaire (PP) l’a certifié à l’évêque, Mgr Demetrio Fernandez. 

Cette très ancienne église, construite en 584 en l’honneur du martyr saint Vincent de Saragosse, avait été transformée en mosquée pendant l’occupation arabe, mais était redevenue cathédrale en 1236. Depuis cette date, le culte catholique y a été célébré exclusivement et sans interruption. Mais depuis son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cathédrale est l’enjeu d’une véritable guerre que mènent plusieurs mouvements gauchistes contre son attribution à l’Eglise en application d'une loi de 1946. 

Cette loi, votée sous le gouvernement du général Francisco Franco, permet à l’Eglise, sur simple déclaration, de faire sien tel ou tel bien immobilier dont elle a traditionnellement la charge. Une sorte d’anti-loi de 1905, qui vit en France la République spolier l’Eglise en s’attribuant la propriété de l’ensemble des édifices religieux. C’est ainsi que la cathédrale de Cordoue, vouée au culte catholique depuis 1236, a été déclarée bien de l’Eglise en 2006 à l’occasion de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une appartenance que personne n’avait jusqu’alors pensé à contester. 

Une campagne islamo-gauchiste 

Mais avec l’avènement d’un pouvoir de gauche en Andalousie avec un maire socialiste (PSOE), puis l’alliance avec le parti Podemos à partir de 2014, une campagne a été lancée pour séculariser la cathédrale. Une pétition a recueilli 350.000 signatures, avec le soutien des musulmans qui revendiquent l’accès à cette ancienne mosquée pour y pratiquer leur culte (voir ci-dessous nos précédents articles sur ce sujet).  

Ensuite, les députés européens du PSOE, de Podemos et de la Gauche unie (Izquierda Unida) avaient demandé à la Commission européenne de se prononcer sur la propriété légale de la « mosquée-cathédrale », telle qu’elle est désignée dans les documents de l’UNESCO. 

Enfin, une commission de quatre “experts” élus ad hoc par la Mairie de Cordoue a publié en septembre 2018 un rapport assurant que la cathédrale de la ville andalouse n'est pas propriété de l'Eglise et préconisant de faire annuler l’attribution de 2006. La Commission recommandait notamment « d'obtenir le soutien parlementaire nécessaire » pour effectuer un « recours en inconstitutionnalité devant la Cour constitutionnelle ». Si cette voie se montrait infructueuse, le rapport suggérait que la Mairie de Cordoue puisse « faire appel aux tribunaux ordinaires ». 

Cette offensive anticatholique vient de connaître un terme – que l’on espère définitif – grâce à l’élection d’un nouveau maire de Cordoue, membre du Parti Populaire. Ce dernier a annoncé que le Conseil municipal de Cordoue ne réactivera pas la commission municipale qui a contesté la propriété de la cathédrale. Il a de plus affirmé qu'il n'y avait pas de procédure administrative en cours à ce sujet. 

Cet épisode montre la profonde haine anticatholique qui continue à animer les mouvements de la gauche espagnole, prêts à s’allier s’il le faut avec l’islam pour combattre l’Eglise.