La chute de la natalité menace l’avenir de la Corée du Sud

05 Janvier, 2019
Provenance: fsspx.news

Le taux de fécondité en Corée du Sud est tombé à 0,95 enfant par femme au troisième trimestre 2018, passant pour la première fois en dessous de la barre de 1, et bien en deçà des 2,1 nécessaires au renouvellement des générations. 

En raison de cette tendance, qualifiée de « grève des naissances », la population de la onzième économie mondiale, avec 51 millions d’habitants, devrait commencer à diminuer en 2028. Afin d’expliquer ce fléau de la dénatalité, les experts allèguent des raisons allant des dépenses liées à l'éducation des enfants, au taux de chômage élevé chez les jeunes, mais aussi au travail des femmes. 

Dans ce contexte, le gouvernement de la Corée du Sud a dépensé 136 milliards de won - l’équivalent de 121 millions de dollars - depuis 2005 pour accroître le taux de natalité, principalement par le biais de campagnes visant à encourager plus de jeunes à se marier et à fonder une famille, mais sans succès. 

Cette politique nataliste a eu notamment pour effet d’augmenter les allocations familiales jusqu’à 300.000 won - 270 dollars - par mois, et d’autoriser les entreprises à donner davantage de temps aux parents d’enfant de moins de huit ans, pour s’occuper de leur progéniture. 

Le journal Korea Times déplore que ces mesures soient peu suivies d’effet, n’étant pas contraignantes juridiquement, et appelle la Maison Bleue à s’attaquer aux véritables facteurs qui poussent les femmes à fuir le mariage et l'accouchement. 

Ce que le journal se garde de mentionner, c’est le fléau de l’avortement illégal qui, s’il demeure théoriquement interdit, est rarement poursuivi : on estime ainsi que chaque année, 500.000 enfants ne voient pas le jour - un déficit démographique qui met en danger l’avenir d’un pays qui comptait 51,47 millions d’habitants en 2017.