La lutte courageuse contre l’avortement en Alabama

22 Mai, 2019
Provenance: fsspx.news
La gouverneure de l'Etat de l'Alabama, Kay Ivey, signe la nouvelle loi sur l'avortement.

De sévères peines de prison pour les médecins pratiquant des avortements, même en cas de grossesse consécutive à une agression : l’Alabama vient de voter une des lois les plus restrictives des Etats-Unis en la matière. En arrière-plan : l’abrogation de l’arrêt « Roe v. Wade » de 1973. 

De 10 à 99 ans : c’est la peine que pourra encourir en Alabama le médecin qui se risquerait à pratiquer un avortement, y compris dans les cas où la patiente s’adresserait à lui après avoir été victime de violences. 

Seuls les cas d’urgence vitale pour la mère ou d’anomalie « létale » du fœtus, pourraient faire déroger au projet de loi voté par le sénat d’Alabama et déposé sur le bureau du gouverneur, dans l’attente de sa promulgation. 

L’Association de défense des droits civiques, soutenue par le parti démocrate, s’est déclaré prête à aller jusque devant la Cour suprême afin d’empêcher l’application de la nouvelle loi : tout comme les promoteurs du texte qui, à l’inverse, souhaitent faire revenir la plus haute juridiction des Etats-Unis sur l’arrêt emblématique de 1973 Roe v. Wade, consacrant l’avortement comme un “droit constitutionnel”. 

L’un des juges conservateurs de la Cour suprême, Clarence Thomas a déclaré en février 2019 que l’arrêt de 1973 a été « l’une des décisions les plus notoirement incorrectes » de la Cour, le comparant à celui de 1857, qui disposait qu’un esclave ne pouvait pas être considéré comme un citoyen américain. 

Outre l’Alabama, le Kentucky et le Mississippi ont également interdit les avortements, et cela dès que les battements du cœur du fœtus sont détectables, soit environ à la sixième semaine de grossesse. 

Enfin, des mesures similaires sont en passe d'être adoptées dans les Etats de Géorgie, Ohio, Missouri et Tennessee.