La Turquie islamiste réécrit son passé sanglant

01 Avril, 2019
Provenance: fsspx.news

Le 14 mars 2019, l’agence pontificale Fides a révélé qu’un comité d’experts de l’Institut d’histoire turque (IHT) travaillait activement à la publication d’une collection de vingt-cinq volumes prétendant réfuter toute responsabilité turque dans le génocide des chrétiens d’Arménie. 

L’organe de presse turc Aksam, cité par Fides, indique que l’IHT a financé tout un programme de recherches historiques dans différents pays d’Europe où sont conservés des documents de première main concernant les années 1900-1915. Cette enquête aurait permis - selon l’Institut - de faire apparaître de nombreuses manipulations afin d’accréditer la thèse de la responsabilité turque dans le génocide arménien. 

La nouvelle de cette prochaine publication - présentée comme une opération de contre-propagande par le gouvernement turc - n’intervient pas au hasard du calendrier. Elle paraît après l’annonce par le président français Emmanuel Macron, le 5 février 2019, de l’instauration d’une journée de commémoration annuelle du génocide arménien, fixée au 24 avril de chaque année. 

C'est en effet le 24 avril 1915 que Talaat Pachat, ministre de l'Intérieur du gouvernement jeunes-Turcs, donna l'ordre de rafler prêtres, avocats, médecins, artistes, instituteurs et hommes politiques arméniens. Ce fut le début d'arrestations massives qui débordèrent rapidement en massacres systématiques à travers tout l'Empire ottoman. 

Les tueries, froidement planifiées par les autorités turques, ont fait entre 1,2 et 1,5 million de victimes parmi les chrétiens arméniens, 250.000 parmi les assyro-chaldéens et 350.000 parmi les chrétiens grecs « orthodoxes » de la province du Pont, sur les bords de la mer Noire. 

Pour approfondir : 

LES CHRÉTIENS AUX BÊTES, de Jacques Rhetore