Le débat autour d’Amoris lætitia continue à Lourdes

13 Novembre, 2017
Provenance: fsspx.news

Pour Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, et présent lors du Synode romain sur la Famille, l’intégration des « divorcés-remariés » ne passe pas par la communion sacramentelle.

Le prélat est intervenu le 4 novembre 2017, lors de la réunion de la Conférence des évêques à Lourdes, et alors que venait d’être abordée la question de l'Exhortation apostolique post-synodale Amoris lætitia.

Son intervention est en substance rapportée dans Famille chrétienne. Pour Mgr de Germay, l’exhortation apostolique est rendue « ambiguë » par le fait qu’il n’y est pas précisé si les « critères de discernement » pour une meilleure intégration « concernent aussi l’accès aux sacrements ».

Pour l’évêque d’Ajaccio, c’est toute la signification de l’eucharistie qui est en question : « si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier », affirme-t-il avant d’ajouter : « je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation ».

Refuser l’accès à la communion sacramentelle aux personnes « divorcées-remariées » n’est pas synonyme d’ « exclusion » ou de refus d’ « intégration » pour Mgr de Germay, « car la vie chrétienne ne se limite pas aux sacrements. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ ».

Et le prélat de conclure, « accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Eglise. » Autrement dit, c'est se reconnaître indigne. Ainsi que le précise Samuel Pruvot pour Famille Chrétienne, l’intervention du prélat a été « remarquée »…