Loi de bioéthique : un discret passage en force  

10 Juillet, 2020
Provenance: fsspx.news

Si certains secteurs clés de l’économie française fonctionnent encore au ralenti en raison de l’épidémie de Covid-19, il n’en est pas de même pour le Parlement, lorsque la culture de mort est en jeu : alors que débutent les vacances d’été des Français, l’Assemblée nationale accélère ses débats sur le projet de loi bioéthique. 

Celerius quam asparagi cocuntur - « en moins de temps qu’il n'en faut pour cuire les asperges » comme aimait à le dire l’empereur Auguste - l’examen en seconde lecture du projet de loi de bioéthique a repris, le 29 juin 2020. 

Après une pause forcée de plusieurs semaines en raison du confinement, la navette législative a recommencé au tout début de la session extraordinaire du Parlement. Les débats devraient durer deux semaines en tout, mais le récent remaniement ministériel pourrait augmenter ces délais. Une fois adopté, le texte devrait reprendre sa route vers le Sénat. 

Ensuite, le calendrier devient incertain, mais il semble évident que l’exécutif cherche à profiter des vacances estivales pour accélérer l’examen d’un projet qui demeure épineux et source de divisions, spécialement à moins de deux ans de l'élection présidentielle. 

Le 30 juin, dans les colonnes du Figaro, l’archevêque de Paris s’est ému de la célérité avec laquelle le gouvernement tente de faire aboutir son projet. Mgr Michel Aupetit dénonce des parlementaires empressés, « sans vergogne, alors que notre pays vient de traverser une crise sanitaire qui l’a mis à genoux ». Il en a profité pour fustiger « la culture de mort qui plane sur notre pays » et qui, selon lui, « a été amplifiée par la peur de mourir occasionnée par la pandémie ». 

Extension de la PMA (procréation médicalement assistée) aux "couples" de femmes lesbiennes et aux femmes seules, manipulation génétique sur les embryons, création de chimères animal-homme, menaces eugéniques sur les trisomiques, suppression du délai de réflexion pour un avortement, etc. Ce nouveau projet de loi dite de « bioéthique » relève du monde d’Orwell et des apprentis-sorciers.