Affaire Emanuela Orlandi : Ali Agça et la piste des Loups gris

07 Août, 2019
Provenance: fsspx.news
Mehmet Ali Agça

Un récent courrier adressé au Saint-Père par le terroriste repenti qui avait tenté d’assassiner le pape Jean-Paul II en 1981, vient épaissir un peu plus le mystère de la disparition non élucidée de la fille d’un couple d’employés du Vatican, le 22 juin 1983.

Le nom d’Ali Agça est lié à l’affaire Orlandi depuis le début, lorsque la famille reçoit, à la fin du mois de juin 1983, une série d’appels anonymes prétendant que la jeune fille serait l’otage d’un groupe – les Loups gris – et demandant la libération du terroriste ayant tenté d’assassiner le pape Jean-Paul II le 13 mai 1981, sur la place Saint-Pierre. 

Le 5 août 2019, le site d’informations religieuses allemand Kathpress affirme avoir eu connaissance d’une lettre envoyée par Ali Agça au souverain pontife. Le terroriste repenti, qui se pose en « frère spirituel du pape polonais », affirme au pape François que Emanuela Orlandi serait retenue cloîtrée dans un couvent, et que « le Vatican a le devoir moral de tout faire pour qu’Emanuela retourne dans sa famille ». 

Si le récent témoignage du terroriste repenti, âgé aujourd’hui de 61 ans, est à prendre avec beaucoup de précautions - qu’on se rappelle les versions contradictoires qu’Ali Agça avait donné des raisons de l’attentat contre Jean-Paul II - le mystère Orlandi, quant à lui, demeure entier.