Au Chili, l’épiscopat condamne le vote des députés en faveur de l’euthanasie

12 Janvier, 2021
Provenance: fsspx.news
Chambre des députés du Chili

La légalisation de l’euthanasie est « un crime contre la vie humaine », dénonce la Conférence des évêques du Chili, réagissant peu après l’adoption par les députés, une semaine avant Noël, d’un projet de loi controversé autorisant l’euthanasie dans certaines circonstances.

A Santiago-du-Chili, en ce 17 décembre 2020, la Chambre des députés a été le lieu d’un intense débat, au terme duquel le projet de loi visant à donner un cadre légal à l’euthanasie, a été adopté par soixante-dix-neuf voix, contre cinquante-quatre.

Dans un communiqué publié quelques jours plus tard, en la vigile de la Nativité, la Conférence des évêques du Chili (CECH) a vivement dénoncé le vote des parlementaires, rappelant que la pratique de l’euthanasie demeure toujours un acte illicite d’un point de vue moral, « car il constitue un crime contre la vie humaine » (et surtout une offense grave contre les droits du Créateur devrait-on ajouter, NDLR).

De cette façon, l’être humain se trouve réduit à l’état de « simple marchandise jetable », déplorent les prélats, qui voient dans le vote du 17 décembre dernier « un acte de la plus haute gravité politique et morale ».

Le comité permanent de l’épiscopat, rappelant combien l’Eglise a été et restera toujours spirituellement proche de la souffrance vécue par la personne atteinte d’une maladie incurable et sa famille, considère qu’il est nécessaire « de promouvoir toutes les formes possibles de secours, en particulier les soins palliatifs, et de travailler pour que ces services atteignent le plus grand nombre possible de personnes, surtout les plus pauvres ».

De plus, les prélats chiliens en appellent aux « laïcs qui croient en la vie, à faire entendre leur voix, que ce soit dans le monde professionnel ou celui de l’éducation ».

Enfin, le communiqué de la CECH par une adresse à Dieu, le suppliant « d’éclairer les esprits et d’émouvoir le cœur de ceux qui sont appelés à se prononcer sur des questions aussi délicates, sachant qu’un faux pas franchi dans ces domaines a toujours de graves conséquences à l’avenir, comme l’histoire le montre ».