Avortement et excommunication

04 Août, 2009
Provenance: fsspx.news
cardinal Alfonso López Trujillo

Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a répondu aux questions posées par l’hebdomadaire catholique italien Famiglia Cristiana lors un entretien publié dans le numéro du 2 juillet.

Le cardinal y a déclaré : « On tend à imposer des nouveaux droits de l’homme ». En effet, a-t-il expliqué : « C’est ce qui est en train de se produire pour l’avortement qui est un délit mais qui est en train de devenir un droit ». « La vie n’est plus sacrée ni intouchable, elle est devenue quelque chose de flexible dans les mains de l’homme ». Or, « dans le cas de l’avortement l’excommunication s’applique à la mère, au médecin, aux infirmiers et au père s’il est en accord ». « De même en est-il » pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, car « détruire l’embryon équivaut à pratiquer l’avortement ». Et l’excommunication s’applique également aux « chercheurs qui éliminent l’embryon ».

« L’Eglise est consciente des progrès mais aussi des limites de la science, et l’Eglise défend la vie, un point c’est tout », a affirmé le président du Conseil pontifical pour la famille. « Quand bien même l’on prouvera le succès des thérapies à partir des cellules souches embryonnaires, l’on ne peut jamais produire puis supprimer une vie pour en guérir une autre », a-t-il précisé. « Le délire de l’omnipotence de l’homme serait alors total avec de graves dommages pour notre vie en commun ».

Le cardinal Alfonso Trujillo a souligné que « certaines législations actuelles sanctionnent la défense de la vie et des droits de la famille comme une sorte de délit contre l’Etat, une forme de désobéissance contre le gouvernement ou une discrimination contre les femmes ». Il semblerait que « l’Eglise risque d’être traduite devant quelque Cour internationale si le débat devenait plus tendu ».