Bruxelles : un salon sur la vente d’enfants fait polémique

15 Novembre, 2021
Provenance: fsspx.news

Du 5 au 7 novembre 2021, le salon Men Having Babies s’est tenu dans la capitale européenne, afin de promouvoir la gestation pour autrui (GPA) commerciale et de proposer des contrats de mère porteuse.

« La conférence parentale la plus complète pour des hommes gays européens qui souhaitent avoir des enfants revient à Bruxelles dans un format immersif & responsable », indique la page internet de l’association Men Having Babies : cela pourrait être le titre d’un film d’horreur, mais c’est hélas ! une affreuse réalité.

Sur son programme, le salon propose notamment un « guide de démarrage » afin d’établir une « sélection de prestataires » : en clair, il s’agit ici de proposer à des adultes – en particulier des couples d’hommes, mais également des célibataires – de conclure un contrat avec une mère porteuse, dont le choix se fait sur catalogue, afin d’obtenir la livraison d’un enfant.

Avec plus de douze mille futurs et actuels « parents » homosexuels dans le monde, l’organisation à but non lucratif Men Having Babies se consacre à aider ces hommes.

Le prix d’une telle transaction varie entre 90.000 et 160.000 euros, tenant compte des nombreux intermédiaires commerciaux impliqués (agences, cliniques, avocats, etc.). Plusieurs agences spécialisées dans la gestation pour autrui (GPA) prévoient par ailleurs la possibilité de choisir le sexe du bébé, car il ne faut pas oublier que cette possibilité passe d’abord par un don d’ovule, puis par une FIVETTE.

Celle-ci permet le tri d’embryon et de choisir le sexe de l’enfant, ce qui est normalement interdit par presque toutes les législations nationales, sauf en cas de “bébé-médicament”. Une transgression de plus qui ne semble pas gêner les organisateurs, le sexe du bébé faisant l’objet du contrat commercial.

Et l’application du fameux droit européen ?

On ne peut que s’interroger sur l’organisation d’un tel salon de la GPA au cœur de la capitale européenne, alors que dans une résolution votée le 21 janvier 2021, le Parlement européen rappelait ainsi que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction (…) est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’homme ».

Y aurait-il deux poids deux mesures dans l’application des lois européennes lorsqu’il s’agit de défendre la culture de la vie ?

Alors que la Pologne a reçu une série de menaces du Parlement européen, pour avoir restreint le “droit” à l’avortement, et affirmé que le droit polonais prévalait sur le droit européen, ce droit est bafoué sous les fenêtres du même Parlement qui se tait comme un chien muet. Il faut croire que ce fameux droit a fortement dévalué en quelques jours.

Sans parler du droit naturel qui se trouve une fois de plus bafoué par de telles pratiques, dans le but de faire rentrer, de gré ou de force, dans les mœurs, l’habitude de transgresser les interdits les plus fondamentaux de toute société humaine.

Sous couvert « d’ouvrir la parentalité à tous les couples », Men Having Babies passe sous silence les implications délétères de la GPA sur le plan du respect de l’intégrité et de la dignité de la femme, en tant que mère porteuse dont est loué le corps, et de l’enfant, dont la personne même est l’objet d’une transaction.

Autant d’omissions que la Coalition Internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS) entend dénoncer.

Le 6 novembre dernier, cette association pro-vie a manifesté devant The Hotel à Bruxelles, afin de protester contre l’organisation dudit salon, indiquant que « le désir d’enfant ne justifie ni l’instrumentalisation des femmes, ni la vente et l’achat d’enfant », ajoutant que « quelle qu’en soit la forme, (…) la GPA est une pratique indigne de sociétés qui prônent les droits humains » et qu’il « n’existe pas de GPA dite ‘éthique’ ».

Mais il ne faut pas non plus s’illusionner sur l’évolution de telles pratiques : les forces antinaturelles sont si puissantes, et si déterminées à progresser, que les transgressions ne sont pas près de s’arrêter. Il y a réellement quelque chose de démoniaque dans ces pratiques, dans le sens où le démon inspire ces abominations par haine de Dieu et de sa création.

Autant que nous le pouvons, opposons nous à ces pratiques et recourrons à Celui qui peut tout, pour les faire disparaître.