Canada : qui veut sauver le soldat Trudeau ?

18 Septembre, 2021
Provenance: fsspx.news
Justin Trudeau lors d’une Gay Pride à Montréal

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, espère être une nouvelle fois reconduit à la tête de l’exécutif à l’issue des élections législatives du 20  septembre 2021. Mal placé dans les sondages, il multiplie les promesses les plus progressistes dans le but de reconquérir les classes moyennes.

Le 15 août 2021, le premier ministre canadien a décidé de déclencher des élections fédérales anticipées : un coup de poker pour que sa formation politique – le Parti libéral – retrouve la majorité à la Chambre des communes.

Alors qu’il imaginait un rapport de force en sa faveur, l’homme politique de 49 ans voit les sondages se porter en sa défaveur.

Selon les dernières enquêtes d’opinion, collectées par le site 338Canada.com, le 2 septembre dernier, le leader conservateur Erin O’Toole se placerait trois points devant le Parti libéral de Justin Trudeau, avec 34 % des intentions de vote.

Si ces estimations devaient se confirmer, l’opposition pourrait bien acquérir 142 sièges et former un gouvernement minoritaire, la majorité absolue étant de 170 sièges.

Jetant ses dernières forces dans ce bras de fer, Justin Trudeau a, comme en 2019, amplifié son appel au vote dit « utile », appelant les électeurs à barrer la route aux conservateurs : quitte à multiplier les appels du pied en direction des progressistes.

Ainsi, sur sa plateforme politique, le Parti libéral fait dans la surenchère, dans le domaine de la culture de mort notamment.

Si l’on consulte la page 4 de son programme, la formation de Justin Trudeau énonce les propositions suivantes :

  • Qu’il ne fasse aucun doute que, peu importe où une personne vit, elle a accès à des services de santé sexuelle et reproductive, accessible au public – et en particulier à l’avortement. Le fait qu’une province ne respecte pas cette norme entraînerait une pénalité automatique appliquée aux transferts fédéraux en matière de santé.
  • Fournir jusqu’à 10 millions de dollars à Santé Canada pour développer un portail facilement qui fournisse des informations précises sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, y compris une section pour s’opposer à la désinformation sur l’avortemne.t
  • Cesser d’accorder le statut d'organisme de bienfaisance aux organisations anti-avortement (par exemple, les centres de grossesse de crise) qui fournissent des conseils malhonnêtes aux femmes qui s’adressent à elles à toutes les étapes de leur grossesse.

Avec cette plateforme, le Parti libéral franchit une nouvelle étape, et promet de faire la guerre aux défenseurs de la vie à naître, au point de criminaliser leur position.

« Il est difficile de penser à une attaque plus flagrante à l’encontre des libertés fondamentales, de penser et de s’exprimer », a réagi Marty Moore, avocat du Justice Center for Constitutional Freedoms (JCCF), organisme conservateur voué à la défense des droits et des libertés individuelles, au pays de l’érable.

Le dernier mot revient désormais aux Canadiens qui restent libres de sanctionner dans les urnes la dérive idéologique de leur premier ministre.