Cardinal Marx: la communion pour les divorcés remariés est un « chemin envisageable »

28 Mars, 2014
Provenance: fsspx.news

Le cardinal Reinhard Marx s’est prononcé pour que les divorcés remariés puissent recevoir la communion après une période de « pénitence ». Dans un entretien accordé le 16 mars 2014 au quotidien Die Welt, le nouveau président de la Conférence épiscopale allemande – élu le 12 mars dernier – a déclaré que « c’est un chemin envisageable, mais qui doit toujours se faire au cas par cas ».

Considéré comme un « proche du pape », le cardinal Marx siège depuis avril 2013 au Conseil des cardinaux, chargé de conseiller le pape dans la réforme de l’Eglise, il vient également d’être nommé coordinateur du Conseil pour l’économie, nouvellement créé. Ces déclarations font écho à la proposition du cardinal Walter Kasper qui, en introduction aux travaux du Consistoire extraordinaire des 20 et 21 février 2014 au Vatican, avait avancé que ceux « qui ont reconnu leur échec pourraient demander à être réintégrés aux sacrements, après une période de pénitence ».

Des propos que l’ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a réitérés dans le quotidien italien La Repubblica, le 11 mars dernier. Selon le prélat allemand, « l’Eglise ne doit jamais juger comme si elle avait une guillotine à la main, mais plutôt toujours laisser une porte ouverte à la miséricorde, une sortie qui permette à quiconque un nouveau départ ». Pour lui, la doctrine n’est pas une « eau stagnante » mais un « fleuve en mouvement ». D’après l’agence Apic qui reprend ses propos dans une dépêche du 12 mars, le cardinal souligne que, sur la question des divorcés remariés, « c’est le pape lui-même qui souhaite un débat », même si « certains veulent l’arrêter ».

De son côté, le cardinal Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a expliqué sur Radio Vatican, le 24 mars, que les cardinaux qui s’exprimaient n’engageaient qu’eux-mêmes, à titre privé et à un niveau non officiel, tandis que « son dicastère était le seul qui participe de manière immédiate au magistère du pape ». Il a rappelé que son rôle était de « protéger la foi » qui ne saurait « flirter avec l’opinion publique ». - Il n’en demeure pas moins que ce débat public, voulu par le pape, sur des questions graves concernant la morale conjugale, sème une grande confusion.