Chili : deux églises incendiées dans un contexte de violences sociales

23 Octobre, 2020
Provenance: fsspx.news
L’embrasement de la flèche de l’église de l’Assomption

Le 18 octobre 2020, plusieurs groupes de manifestants encagoulés ont fait irruption dans deux des plus anciennes églises de Santiago (Chili), afin d’y mettre le feu. Des profanations qui interviennent au moment où le pays est traversé par un vaste mouvement de contestation sociale.

La flèche de l’église de l’Assomption s’effondre au milieu d’un brasier ardent qui rappelle l’incendie ayant frappé Notre-Dame de Paris, en avril 2019 : mais alors que les badauds de la capitale parisienne assistaient sidérés et dépités au sinistre, à Santiago, c’est au contraire sous les acclamations haineuses des manifestants que le drame se déroule.

A quelques centaines de mètres de là, l’église Saint-François de Borgia subit le même sort.

Deux attaques qui n’étonnent personne : des organisations d’extrême gauche appellent en effet depuis plusieurs semaines, à marquer le premier anniversaire des émeutes antigouvernementales qui ont causé plus d’une trentaine de morts, à l’automne 2019.

Il y a un an en effet, une protestation contre une hausse du prix des tickets de métro avait débouché sur une flambée de violence. Cette journée avait été le point de départ de manifestations massives, de pillages et d’affrontements avec les forces de l’ordre, mêlant diverses revendications, telles les inégalités sociales, ou encore l’augmentation des coûts de santé.

Plusieurs milliers de personnes avaient été blessées durant de longues semaines de contestation, et une trentaine d’autres y avaient perdu la vie.

Dans un communiqué publié dans la soirée du 18 octobre dernier, l’archevêque de Santiago, Mgr Celestino Aos, a condamné les attaques contre les églises : « Cette violence est un mal, et quiconque sème la violence récolte la destruction, la douleur et la mort. Ne justifions jamais la violence à des fins politiques ou sociales », a déclaré le prélat qui a exprimé sa sympathie envers les paroissiens des deux édifices détruits par les incendiaires.

« Ne justifions pas l’injustifiable. Dieu ne veut pas cette violence. Nous nous rassemblerons pour faire des actes de pénitence et de réparation », a conclu l’archevêque.