Corée du Sud : les évêques s’opposent à la dépénalisation de l’avortement

10 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Sculpture de cire datant de deux siècles

La Conférence des évêques de Corée du Sud vient de réagir à la proposition gouvernementale de dépénaliser totalement l’avortement dans la péninsule. Jusqu’à maintenant celui-ci est interdit, hormis certaines situations extrêmes, mais les restrictions sont très largement bafouées, et les poursuites judiciaires fort rares.

En cette fin de mois d’août 2020, la Commission sur la politique d’égalité des sexes – un organe dépendant du Ministère de la justice – vient de publier une série de recommandations visant à abolir les restrictions en vigueur concernant l’avortement.

Depuis le 11 avril 2019 en effet, l’interruption volontaire de grossesse n’est plus un crime et la plus haute juridiction sud-coréenne, la Cour constitutionnelle, a ordonné la modification de la loi de 1953 réprimant l’IVG. 

En réponse, la Conférence des évêques de Corée du Sud vient de publier un document en sept points pour réaffirmer un « non » catégorique à la dépénalisation de l’avortement.

Selon les prélats coréens, l’initiative gouvernementale vise une légalisation absolue de l’avortement, sans limite de terme, « au nom de l’autodétermination du droit de la femme ».

« Plutôt que de dépénaliser l’avortement, il conviendrait de créer les bonnes conditions pour que chacun, père et mère, assume la part de responsabilité qui lui revient. »

Les évêques sud-coréens sont également vent debout contre les médias qui ont pris fait et cause pour la libéralisation de l’avortement : « ils veulent faire passer pour un droit ce qui reste un crime ».

En conclusion de leur intervention, les évêques estiment que « des lois complexes ne devraient pas être laissées à l’arbitraire d’un vote fondé sur une majorité de suffrages, en laissant de côté les valeurs universelles fondées sur la dignité de la vie humaine ».

Cette dignité n’a d’ailleurs de sens que par rapport au Créateur duquel toute vie humaine relève et dépend. Dieu lui-même a inscrit dans la loi naturelle le respect absolu de la vie de l’innocent.

Si les mots ont un sens, une pareille loi qui livre à la mort un innocent dans le sein de sa mère, ne vaut pas mieux que la persécution qui sévit dans l’autre Corée – celle du Nord. Ce sont toujours des hommes qui sont assassinés.