Espagne : Twitter accusé de relayer des appels à la haine

05 Décembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Un exemple de hashtag FuegoAlClero

Le 24 novembre 2020, jour où l’Espagne célébrait le martyre de 127 catholiques tués en haine de la foi par les Républicains au siècle dernier, un « hashtag » – mot-clé – appelant à brûler les prêtres catholiques, faisait son apparition et devenait viral sur Twitter.

« Il est interdit de menacer de recourir à la violence contre une personne ou un groupe de personnes », affirme la plateforme Twitter dans ses « règles de modération ». Des principes à géométrie variable, semble-t-il : le réseau fondé par Jack Dorsey a effet permis au hashtag #FuegoAlClero, « Brûlez le clergé », d’être mis en ligne en Espagne le 24 novembre dernier.

Les principaux tweets qui ont utilisé le hashtag – toujours en ligne à ce jour – comportent des images de flammes sur la tête des prêtres, et d’autres les qualifient de « pédophiles » et de « voleurs », a rapporté l’agence ACI Prensa.

De nombreux utilisateurs s’étonnent qu’un réseau comme Twitter, qui a fait de la lutte contre les propos haineux son cheval de bataille, n’ait pas exercé son droit à la modération.

Le journaliste espagnol Txomin Perez Rodriguez s’interroge : « Je pensais que @TwitterEspana avait mis en place des mesures strictes contre les messages qui incitent à la haine. N’agissent-ils que contre ce qui les intéresse ? » Une question qui mérite d’être posée.

D’autres utilisateurs de Twitter ont commencé à utiliser le hashtag #YoApoyoAlClero, qui signifie « Je soutiens le clergé », en réponse aux propos haineux quotidiennement déversés sur le réseau social.

Ce genre de campagne – car c’en est une – participe à l’augmentation des crimes contre les chrétiens et les églises catholiques, qui sont une fois de plus en augmentation en Europe. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié le 16 novembre dernier, des données documentant plus de 500 crimes de haine contre les chrétiens en Europe en 2019, selon les sources non-étatiques.

Mais rien qu’en France, le bilan présenté le 26 janvier dernier fait état de 1052 voies de fait, et de 195 destructions de tombes et de 791 actes de vandalisme contre des lieux de culte pour l’année 2019.

Parmi les incidents survenus en Espagne, le rapport fait mention : d’attaques contre des prêtres catholiques, d’incendies criminels d’églises, de destruction d’images de la Vierge Marie et du vol d’hosties consacrées dans des tabernacles.

Tous ces crimes se multiplient, malheureusement alimentés par certains réseaux tels Tweeter, qui jettent lâchement et ouvertement de l’huile sur le feu.