Etats-Unis : la théorie du genre, priorité du nouveau président

28 Janvier, 2021
Provenance: fsspx.news

A peine arrivé à la Maison Blanche, le quarante-sixième président des Etats-Unis entend manifester ses priorités. Parmi les dix-sept ordonnances signées le jour même de son investiture –certaines concernent le climat ou l’immigration – l’une d’entre elles fait la part belle à la théorie du genre.

La nouvelle décoration du bureau Ovale dévoile quelque peu la personnalité et les préférences du nouvel occupant : les étagères ont reçu des sculptures de Martin Luther King, Rosa Parks, ou encore de César Chavez. Ainsi qu’une photo du pape François.

La série des dix-sept décrets signés le jour même de son investiture, entend montrer la nouvelle orientation que le nouveau patron de l’exécutif américain veut imprimer à la politique de son pays.

L’un de ces executive orders signé par le catholique Joe Biden procède à la redéfinition de l’identité sexuelle, à l’aune de la théorie du genre.

Le décret, intitulé « Prévenir et combattre la discrimination fondée sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle », entend préciser les nouvelles directions de l’administration américaine.

En filigrane se retrouve le dogme progressiste selon lequel être un homme ou une femme, relèverait d’un choix, et non d’un fait de nature : « on ne naît pas femme, on le devient », écrivait déjà en 1949 Simone de Beauvoir, la papesse de l’existentialisme, lointaine égérie de l’idéologie du genre.

Une décision lourde de conséquences et de menaces

Le décret vise à interpréter la discrimination sexuelle dans la loi fédérale de manière à y inclure l’orientation et l’identité sexuelles. Cette décision pourrait avoir un impact sur les sports pratiqués dans les lycées, sur la confidentialité des salles de bain réservées aux personnes du même sexe, sur les organisations religieuses qui sont des bénéficiaires de subventions ou des contractants du gouvernement, et sur la possibilité pour les employés de subir des représailles pour avoir exprimé des croyances religieuses “discriminatoires”.

Ryan Anderson, membre de la Heritage Foundation, précise la portée du nouveau décret : « Les garçons qui s’identifient comme filles, doivent être autorisés à participer aux compétitions sportives des filles, les hommes qui s’identifient comme femmes doivent être autorisés à partager les espaces réservés aux femmes, les régimes de santé doivent rembourser l’opération visant à changer de sexe, et les médecins et les hôpitaux sont tenus d’effectuer ces mêmes opérations. »

L’ordonnance est un signal fort que le ministère de la Justice devra appliquer : les écoles qui ne se conformeront pas à la nouvelle législation risquent de perdre leur financement.

« Le décret de Biden est le plus substantiel et le plus vaste concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre jamais émis par un président des Etats-Unis », s’est réjouit de son côté Alphonso David, le président du lobby Human Rights Campaign. 

Plus largement, l’ordre signé par le quarante-sixième président des Etats-Unis n’est qu’une étape vers une promesse de campagne beaucoup plus ambitieuse du ticket Biden-Harris : l’amendement du Civil Rights Act – loi anti-ségrégation promulguée en 1964 – au nom d’un Equality Act, qui reviendrait à inscrire de façon définitive la théorie du genre, dans le marbre de la loi.