France : l’enfant à naître toujours plus menacé

22 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news

Un rapport parlementaire présenté et adopté le 16 septembre 2020 à l’Assemblée nationale, recommande d’étendre de deux semaines le délai légal pour pratiquer un avortement. Cette extension s’inscrit dans la loi facilitant l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) votée durant l’été, à cause de l’épidémie de Covid-19.

« Je n’aurai de cesse de défendre le droit à l’IVG ». La promesse formulée le 8 mars 2017 par Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, n’a rien perdu de son actualité : elle est devenue l’incantation d’une majorité présidentielle prête à tout pour se maintenir au pouvoir. 

Ainsi, en ce 16 septembre 2020, un rapport parlementaire a été agréé par l’Assemblée nationale par plusieurs députés qui préconisent « d’adopter de toute urgence une politique volontariste » en matière d’avortement. 

Les rapporteurs Marie-Noëlle Battistel (PS) et Cécile Muschotti (LREM), demandent à leurs pairs de porter de 12 à 14 semaines de grossesse la limite légale pour pratiquer un avortement chirurgical. 

De plus, selon le même rapport, il conviendrait d’étendre les compétences des sages-femmes en leur permettant - avant d’exiger d’elles un jour, qui sait ? - de réaliser des interruptions volontaires de grossesse (IVG) chirurgicales. 

Enfin, les rapporteurs demandent aussi à ce que chaque service de gynécologie-obstétrique en hôpital public puisse pratiquer des IVG, même si les chefs de service n’y sont pas favorables. 

Inutile de rappeler qu’il s’agirait d’une atteinte à l’objection de conscience des personnels soignants, contenue dans la loi : « ceux qui se prétendent outrageusement pro-vie sont en fait des gens qui envoient les femmes vers une mort certaine ! Ce sujet ne mérite ni hésitation, ni atermoiement », assénait à l’Assemblée en mai 2019, Agnès Buzyn, avec des accents évoquant davantage Saint-Just en 1792, que le ministre de la santé des Français. 

En allongeant les délais, le rapport veut « éviter que l’accès à l’IVG ne soit un parcours du combattant » pour les femmes. Il n’est pas question de l’enfant à naître… 

Le professeur Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français – qui n’est pas un défenseur du droit à la vie, loin s’en faut – émet des doutes quant à cet allongement des délais. Cela modifierait le geste chirurgical, explique-t-il : « La tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser. Le geste lui-même est donc terrible pour celui qui le fait, et pour la patiente. » 

« Au sein du Collège – poursuit le spécialiste – j’ai soumis quatre fois au vote cette mesure d’allongement des délais de deux semaines, et elle a chaque fois été refusée à 100 % des votants. Dans le pays, il n’y a sans doute qu’une dizaine de médecins qui pensent le contraire. Il s’agit de militants qui ne sont absolument pas représentatifs. » 

En France, depuis 2001, selon La Croix, le nombre d’IVG demeure élevé et stable. Il varie entre 225 000 et 230 000. Il s’élevait à 224 300 en 2018, ce qui représente une grossesse sur quatre. Ainsi un quart des grossesses s’achève par le meurtre d’un enfant dans l’Hexagone. 

Enfin, il faut se rappeler qu’un fœtus de 14 semaines mesure environ 14 cm et que tous ses organes sont formés. Il est impossible de voir autre chose en lui qu’un petit être humain.