Idéologie du genre : le vaccin hongrois

18 Novembre, 2020
Provenance: fsspx.news
La couronne, le globe surmonté de la croix, le sceptre et l’épée de saint Etienne de Hongrie, conservés au Parlement

Le gouvernement de Viktor Orban souhaite introduire, dans la Constitution hongroise, une “immunité” afin de réduire le risque de contamination de l’idéologie du genre, au sein de la société hongroise. Un projet d’amendement de la constitution a été déposé en ce sens au Parlement.

« La mère est une femme, le père est un homme. » Au pays de saint Etienne, la résistance à la théorie du genre s’organise, là où tant d’Etats occidentaux ont capitulé, en inscrivant la loi naturelle dans le marbre de la Constitution du pays.

Le 10 novembre 2020, le gouvernement de Viktor Orban a déposé en ce sens un projet d’amendement, non seulement pour rappeler ce que « père » et « mère » signifient objectivement, mais encore pour définir le sexe comme étant uniquement celui de la naissance.

« La Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe », est-il écrit dans le projet qui précise que « l’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne ». On ne saurait être plus explicite.

Pour une Europe sécularisée et contaminée par l’idéologie du genre, c’est un signe d’obscurantisme. D’autant plus que le premier ministre hongrois n’en est pas à son coup d’essai : depuis le 19 mai dernier, il est impossible d’enregistrer un « changement de sexe » sur les registres d’état-civil en Hongrie.

Contre ceux qui, en Europe et outre-Atlantique, le taxent depuis plusieurs années du sobriquet de « chantre de  l’illibéralisme », Viktor Orban répond en voulant cimenter les notions d’homme, de femme et de famille, dans la loi fondamentale de son pays.

Vers la punition des mauvais élèves ?

De plus, au projet d’amendement de la Constitution s’ajoute le veto de Budapest contre le plan de relance européen destiné à pallier les difficultés économiques liées à la pandémie. Avec la Pologne, la Hongrie refuse le mécanisme portant sur “l’Etat de droit”, ajouté pour la première fois dans un budget européen.

Ce mécanisme permettrait de conditionner le versement des fonds européens au respect des principes découlant des traités, dont : l’indépendance de la justice, le refus de l’arbitraire, l’obstruction aux enquêtes pour corruption, ou le respect de la charte européenne. Ce qui aurait permis de sanctionner les « mauvais élèves », comprenez la Hongrie et la Pologne.

Ainsi, le projet de loi contre l’idéologie du genre en Hongrie, pourrait se voir décerner une mauvaise note, quoique cette théorie ne se trouve nulle part dans les textes européens, du moins de manière explicite. Mais elle s’y trouve de manière diffuse et implicite.

De même, l’avortement n’est pas un droit européen, mais Varsovie, après la limitation des motifs d’interruption de grossesse, est montrée du doigt. Là aussi, une mauvaise note qui pourrait éventuellement entraîner la suspension de versements.

Il est à remarquer que ce mécanisme a été réclamé en particulier par les Pays-Bas. Mais ce pays n’a pas d’inquiétude à avoir à ce sujet, malgré son projet de loi qui veut permettre l’euthanasie dès l’âge d’un an. Pourtant, l’article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, stipule au n°1 : « Toute personne a droit à la vie. » Sauf ceux que l’on décide d’euthanasier…

Que la Vierge Marie, Patronne de la Hongrie, protège ses enfants magyars.