L’Ecosse a été consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie

10 Septembre, 2017
Provenance: fsspx.news
Au centre de la photo : l'archevêque de Glasgow, Mgr Philip Tartaglia.

Plusieurs milliers de fidèles se sont rassemblés à Carfin, au sud-est de Glasgow, le dimanche 3 septembre 2017, afin d’assister à la consécration par les évêques d’Ecosse de leur pays au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

« Nous vous consacrons l’Ecosse, tout ce que nous possédons, tous ceux que nous aimons, tout ce que nous sommes ; nous vous offrons nos pensées, nos cœurs, nos corps et nos âmes ». C’est en ces termes que l’épiscopat écossais a procédé à cet acte solennel qui avait été précédé d’une préparation de quarante jours.

Mgr John Keenan, évêque de Paisley, a précisé au Catholic Herald que cette consécration était due à l’initiative de nombreux laïcs qui ont envoyé « un nombre incalculable de lettres » implorant la consécration de l’Ecosse dans l’esprit de ce que Notre Dame a demandé à Fatima pour la Russie, il y a cent ans tout juste.

Pour le prélat, consacrer le pays revient à s’en remettre au seul pouvoir d’en haut qui peut permettre de « lutter contre les puissances du mal qui menacent l’Evangile de Dieu à travers une sécularisation débridée, un consumérisme outrancier et un relativisme rampant ».

Et Mgr Keenan d’ajouter : « à partir de maintenant, la bataille qui se joue est autant entre nos mains qu’entre celles de Notre Dame et nous pouvons faire entièrement confiance en la Femme qui a écrasé le Serpent antique (…). Nous ne nous attendons pas à une promenade de santé, mais nous nous préparons au contraire à recevoir plutôt une force renouvelée afin de faire face aux défis surhumains qui nous attendent, avec un réel espoir de victoire ».

Quatre députés ont déposé un projet afin que le parlement écossais enregistre de façon officielle cette consécration.

Pour mémoire, en février dernier, les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles avaient eux aussi procédé à une semblable consécration.

Si l'on ne peut que se réjouir de telles initiatives empreintes de piété et d'esprit de foi, il reste que la victoire de Notre Dame ne se fera pas sans un réel retour à la Tradition et aux moyens surnaturels qui appartiennent au trésor de l'Eglise. A commencer par la restauration de la messe catholique, dans son rite intègre et fécond, porteur des grâces nécessaires pour atteindre le but désiré. Qui veut la fin veut les (bons) moyens.