La banque du Vatican à l’heure de la transparence

14 Août, 2019
Provenance: fsspx.news
Siège de l'IOR au Vatican

Le 10 août 2019 marque une étape importante dans la réforme de l’Institut des œuvres de religion (IOR) voulue par le pape François. Par décret signé de la main même du souverain pontife – un document portant le nom de « chirographe » – la banque du Vatican se voit dotée de nouveaux statuts, censés lui assurer une plus grande transparence.

Selon les termes choisis d’Andrea Tornielli, directeur éditorial du dicastère pour la Communication du Saint-Siège, « les statuts ainsi renouvelés témoignent d’un souci tout particulier visant à garantir le renouvellement des postes de direction, de contrôle, et de surveillance » de l’organe gérant les finances du Vatican. 

Commissaire aux comptes et renouvellement des mandats 

Le premier changement de taille dans cette institution consiste dans l'attribution du contrôle des comptes à « un commissaire extérieur, qui peut être une personne physique ou morale » : une façon pour la banque du Vatican de se conformer aux normes internationales en la matière. Ce commissaire aux comptes, extérieur à l’IOR, sera nommé par une commission cardinalice sur proposition du Conseil de surveillance de la banque, et exercera sa mission durant trois exercices consécutifs, son mandat étant renouvelable une seule fois. 

La commission cardinalice, qui compte cinq porporati, ainsi que le conseil de surveillance, composé de sept membres laïcs, sont nommés pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.  

Le personnel de l’IOR devra adhérer à un code de déontologie les obligeant à ne plus cumuler d’autres missions de participation ni aucune activité extérieure à celle de l’Institut. A travers ces mesures inscrites dans les statuts, l’intention du législateur est d’éviter au maximum la possibilité de conflits d’intérêts, accusation qui avait pu être formulée naguère à l’encontre de l’IOR. 

Enfin, une attention toute particulière est portée aux procès-verbaux des réunions : les rapports écrits devront être à l’avenir systématiquement « fidèles, précis et complets ». Lus pour être approuvés à la fin de chaque réunion, ils seront archivés de façon à être toujours disponibles.