La messe traditionnelle est-elle contagieuse ?

22 Février, 2021
Provenance: fsspx.news

A lire la récente note que la Conférence des évêques de France a rédigée à l’intention de la Congrégation pour la doctrine de la foi, on peut se demander si la messe tridentine n’est pas dangereuse, voire contagieuse.

On y lit qu’il faut « être vigilant à ne pas l’étendre » dans les paroisses, comme si sa propagation mettait en danger la foi des fidèles.

De là, on viendra bientôt aux « gestes barrières » : ne plus communier sur les lèvres, ne plus chanter en grégorien, garder ses distances, peut-être même établir un cordon sanitaire autour des prêtres qui célèbrent cette messe.

Puis, on mettra au point des tests de dépistage : les ecclésiastiques qui portent la soutane et les fidèles qui veulent recevoir à genoux l’hostie consacrée, auront toutes les chances d’être déclarés positifs.

On leur demandera de renforcer leurs défenses immunitaires contre la messe tridentine : célébration face au peuple et communion debout dans la main exclusivement.

Enfin, on élaborera un vaccin : une dose de la Déclaration d’Abou Dabi « sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune », avec un rappel trois semaines après la première injection.

En réalité, la Conférence des évêques de France ne se préoccupe pas de la foi des fidèles, mais de l’unité de l’Eglise rendue très fragile depuis le concile Vatican II.

Ce n’est pas l’orthodoxie du Credo que professent les fidèles attachés à la Tradition, ni le sens du sacré que manifeste la messe tridentine, qui les inquiètent.

Le rédacteur anonyme de cette note épiscopale exprime sa frayeur : « Un monde à part, une Eglise parallèle se dessine. » Et d’ajouter : « L’unité du presbyterium est blessée. »

Pour conjurer ce péril, selon les évêques français, il faudrait ne faire célébrer la messe de saint Pie V qu’à des prêtres diocésains bi-formalistes, mi-extra, mi-ordinaires. Au fond, pour eux, la solution serait une liturgie amphibie.

Mais les batraciens, conciliaires amphibiens, sont tous partis… depuis que les mesures sanitaires ont imposé de vider les bénitiers.

Abbé Alain Lorans