L’archevêque de Johannesburg mise sur la transmission de la foi

27 Septembre, 2021
Provenance: fsspx.news
Mgr Buti Joseph Tlhagale

Mettre l’accent sur le catéchisme pour adultes afin de combattre l’influence des cultes païens ancestraux en Afrique du Sud : tel est le programme de l’archevêque de Johannesburg pour venir en aide à une jeunesse de plus en plus menacée.

L’Afrique du Sud est un pays qui compte 51,7 millions d’habitants. Parmi ceux-ci, 73,2% sont protestants, 7,4% catholiques, 1,7% musulmans, et 14,9% se disent « agnostiques ».

Mgr Buti Tlhagale est archevêque de Johannesburg, une fonction qu’il exerce depuis 2007, date de sa nomination par le pape Benoît XVI.

Cet Oblat de Marie Immaculée (OMI) s’est confié à un groupe de missionnaires dans un entretien relayé par l’agence Fides, le 20 septembre 2021, sur les maux que traverse son pays, qui a le triste privilège d’avoir un taux de criminalité particulièrement élevé en Afrique.

Le premier chantier concerne la jeunesse, dont les conditions de vie et l’état moral sont déplorables : privés de travail, « les jeunes dorment dans la rue, perdent leur dignité, mendient de la nourriture, et finalement ne vous étonnez pas de leur comportement anormal », explique l’archevêque.

Le prélat en vient alors à s’interroger sur le rôle des laïcs dans la société sud-africaine : sont-ils suffisamment « mus par la foi pour essayer de transformer notre société et répondre ainsi aux attentes de la population », se demande-t-il, dubitatif.

Pour Mgr Tlhagale, la transmission de la foi est au cœur du problème, dans une société encore marquée par la religion païenne ancestrale : « la religion ancestrale est mélangée à la foi chrétienne même par des catholiques, y compris certains prêtres et religieuses », déplore le prélat.

Le remède ? Mgr Tlhagale le voit dans la formation doctrinale : « que l’on mette davantage l’accent sur le catéchisme pour adultes, qui est presque inexistant, car après le sacrement de la Confirmation, les fidèles cessent d’étudier et d’approfondir les enseignements de l’Eglise », constate-t-il.

Des propos de bons sens, au moment où le programme synodal dans l’Eglise voudrait faire prévaloir la « pastorale » – mal comprise – sur la doctrine. Si elle arrive à se débarrasser de ses propres difficultés, la jeune Afrique aura sans doute beaucoup à apporter à une Europe sécularisée, en perte de son identité chrétienne.