Le clergé catholique en première ligne face à la pandémie

22 Juillet, 2021
Provenance: FSSPX Spirituality
Saint Jean de Dieu, patron des malades, des infirmiers et des infirimières

L’épidémie de SARS-CoV-2 continue de faire des ravages dans le monde, et particulièrement dans le clergé et les instituts religieux actifs catholiques, souvent en première ligne afin de porter les secours spirituels aux patients atteints par la Covid-19.

Le coronavirus fait payer un lourd tribut aux ministres du culte catholique, notamment dans les pays les plus touchés par l’épidémie.

En Inde, les catholiques ne représentent que vingt millions de fidèles, au sein d’une population évaluée à 1,38 milliard d’habitants en 2021.

Mais les ravages causés par l’épidémie n’en sont pas moins alarmants : en avril dernier, deux prêtres et deux religieuses sont décédés quotidiennement en moyenne. Un chiffre qui a doublé le mois suivant, lorsque la Conférence des évêques d’Inde a enregistré la mort de 129 religieuses et 116 prêtres.

Le pic de la vague semble avoir été atteint dans ce pays, où l’on déplore plus de 500 prêtres et religieuses ayant perdu la vie.

Aux Etats-Unis, durement touchés par l’épidémie, l’épiscopat n’a pas encore fait le décompte exact des religieux victimes de la Covid-19, dans un pays où plus de 600 000 personnes sont décédées à ce jour, selon les chiffres fournis par l’Associated Press (AP).

Il semble toutefois bien établi que le nombre de prêtres et religieux ayant perdu la vie s’élève à plusieurs dizaines, pour les seules régions urbanisées de la côte Est et des Grands lacs.

Ainsi, en Pennsylavanie, le seul ordre des sœurs Féliciennes a perdu 21 religieuses dans quatre couvents…

L’Italie a versé quant à elle un tribut encore plus lourd : au mois de mars 2021, le nombre des victimes de la Covid-19 s’élevait à 292 prêtres diocésains.

Au Brésil, ce sont pas moins de 1 400 prêtres qui ont contracté le virus, causant la mort de 65 d’entre eux dont trois évêques, selon la conférence épiscopale.

Si les prêtres et religieux catholiques ont été plus particulièrement touchés, c’est sans doute parce que « le catholicisme met davantage l’accent sur le rôle du prêtre, par rapport à d’autres confessions », explique Andrew Chestnut, préfet des études à l’Université du Commonwealth de Virginie (USA).

Puisse ce zèle pour le réconfort matériel et surtout spirituel des malades, signe caractéristique de la charité, ouvrir les cœurs à la vraie religion de Jésus-Christ.