Le gouvernement espagnol toujours hanté par Franco

23 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Carmen Calvo

La ministre espagnole de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire démocratique, Carmen Calvo, souhaite dissoudre la fondation de la Sainte-Croix gérée par les bénédictins de Los Caidos (Espagne), créée il y a quatre-vingts ans, afin de perpétuer le souvenir du général Franco et des victimes d’une des plus sanglantes guerres civiles que le pays ait connu.

« Mémoire démocratique » et damnatio memoriae sont-ils synonymes ? Voici un sujet sur lequel Carmen Calvo aurait avantage à disserter. 

Le projet de loi présenté le 15 septembre 2020 par la ministre socialiste, stipule que « la vallée de Los Caidos sera désormais considérée comme un lieu de mémoire démocratique et un cimetière civil. La Fondation de la Sainte Croix doit être dissoute et toute législation antérieure, abrogée ».

« La fondation des Bénédictins n’a plus de sens », s’énerve Carmen Calvo en présentant devant les parlementaires son projet de loi. « C'est une loi pour nous rencontrer tous, pour reconnaître la justice et la paix dont les familles des victimes ont besoin », ajoute-t-elle.

Une paix qui ne sera pas vraiment demain au rendez-vous, car le projet prévoit de procéder à l’exhumation des « victimes de la guerre civile et du régime franquiste », afin de les transférer sur le nouveau site de la « mémoire démocratique ».

Les corps des religieuses extraits de leur cercueils, outragés par les soudards de l’armée républicaine – dont les photographies ont fait le tour du monde – auront-ils leur place dans mémoire sélective de Carmen Calvo ? La question mérite d’être posée.

La transformation de Los Caidos en un cimetière géré directement par le Patrimoine national, et non par l’Eglise, nécessite encore l’accord de celle-ci.

Mais le gouvernement d’extrême gauche présidé Pedro Sanchez n’a pas beaucoup de souci à se faire de ce côté là, vu le silence assourdissant de la hiérarchie catholique espagnole lorsqu’il s’est agi de défendre le maintien de la sépulture du général Franco dans son lieu d’origine.

« Nous ne serions pas une grande démocratie si nous n’étions pas capables de faire face à notre propre passé avec justice, courage et prudence », a conclu la ministre de la Présidence.

Les socialistes espagnols n’ont jamais pu accepter d’avoir été stoppés dans leur révolution sanguinaire qui a fait des milliers de martyrs. Leur haine anticatholique est toujours intacte. Et puisqu’ils n’ont pu vaincre les vivants, il se vengent sur les morts… et sur l’histoire. En effet, la nouvelle loi doit également empêcher le financement par des fonds publics d’institutions glorifiant le franquisme.