Le nouvel archevêque d’Alger contredit le Christ et saint Paul

21 Février, 2022
Provenance: fsspx.news
Intronisation de Mgr Jean-Paul Vesco

Mgr Jean-Paul Vesco est le nouvel archevêque d’Alger. Evêque d’Oran depuis décembre 2012, il a été installé sur son siège archiépiscopal le 12 février dernier. A l’occasion de cette installation il a accordé un entretien au journal Dimanche.

Né en 1962, Jean-Paul Vesco entre dans l’ordre dominicain à l’âge de 32 ans après avoir été avocat d’affaires. Il passe quelques années en Algérie, puis revient en France, ayant été élu provincial des dominicains de France. Il est nommé évêque d’Oran par Benoît XVI en 2013.

Le pape François l’a nommé archevêque d’Alger en décembre 2021. Il a pris possession de son siège le 12 février dernier. A cette occasion il a donné un entretien à Laurence d’Hondt pour le compte du journal Dimanche (Belgique). Certaines de ses réponses sont pour le moins stupéfiantes.

Une étrange notion de l’évangélisation

Pour expliquer quel sera son rôle à la tête du diocèse d’Alger, le nouvel archevêque commence par citer le pape François lors de sa rencontre avec l’Ayatollah Ali el-Sistani : « Très souvent, il faut prendre des risques pour faire le pas de la fraternité. Il y a des critiques, on dit que le Pape est inconscient, qu’il fait des pas à l’encontre de la doctrine catholique. »

Puis l’évêque commente : « Ces paroles du pape François expriment très exactement ce que je vis et ressens : nous sommes d’abord des frères humains. Il a osé prendre le risque d’affirmer une fraternité humaine, au-delà des appartenances religieuses. Il montre ainsi que l’évangélisation se fait dans la fraternité et non dans la conversion. C’est révolutionnaire ! Il affirme en quelque sorte que le baptême n’est pas la condition du salut. »

Il y a un point sur lequel on peut être entièrement d’accord : « c’est révolutionnaire ! ». Car en effet, prétendre que l’évangélisation ne se fait pas dans la conversion est exactement contraire à ce que nous a enseigné Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné :

« Et Jésus s’approchant, leur parla ainsi : “Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé”. » (Mt 28, 18-20)

Ou bien encore : « Puis il leur dit : “Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné.” » (Mc 16, 15-16)

Où il est bien clair, et c’est l’interprétation de toute la tradition, que l’évangélisation se fait dans la conversion et le baptême. Certes ce baptême peut être le baptême du sang, par le martyre, ou le baptême de désir, mais il faut nécessairement le baptême.

« Il faut parvenir à nous défaire de l’idée que nous devons évangéliser »

Mais le nouvel archevêque va encore plus loin. Il affirme, à l’occasion d’une question sur l’islam : « En retour, méfions-nous de nous chaque fois que nous sommes tentés de porter un regard négatif sur l’islam. Il faut parvenir à nous défaire de l’idée que nous devons évangéliser, faire accéder les autres à notre vérité et accepter simultanément qu’il est peut-être aussi, dans l’islam, une part de vérité qui nous échappe. »

Se défaire de l’idée que nous devons évangéliser… Saint Paul avait une autre conception. Voici ce qu’il nous enseigne : « Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi une gloire, c’est une obligation qui m’incombe, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » (1 Cor 9, 16) Malheur à moi…

Mais en fait, il ne s’agit pas de saint Paul, il s’agit de l’Esprit Saint lui-même, puisque cette première épître aux Corinthiens fait partie du canon des livres sacrés inspirés par Dieu. C’est Dieu lui-même qui nous parle dans ces livres. De plus, il ne s’agit pas de « notre vérité », mais de Celui qui a dit « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 16, 6).

Ainsi, lorsque Dieu, par la bouche de l’Apôtre, nous enseigne que c’est une obligation d’évangéliser, particulièrement pour le clergé, et tout spécialement pour les évêques, Mgr Vesco nous affirme : « Il faut parvenir à nous défaire de l’idée que nous devons évangéliser ». Alors, qui croire ?

Un homme qui ne voit l’évangélisation que dans une fraternisation tout humaine, en excluant la conversion et même « en quelque sorte » le baptême ? Ou bien la Vérité incarnée, Jésus-Christ, Fils de Dieu et le Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité ?

La devise de Mgr Vesco est : « Je veux vivre et donner envie de vivre ». Mais de quelle vie s’agit-il ? Il semble malheureusement qu’il ne s’agit pas de la vie divine, mais d’une pauvre vie humaine. Alors, malgré ses dénégations, l’archevêque d’Alger ne fait rien de plus que ce pourrait faire une ONG.