Le pape François désire se rendre en Espagne

19 Octobre, 2020
Provenance: fsspx.news
Grotte de Manrèse

Le souverain pontife – premier pape jésuite de l’Histoire – désire se rendre en Espagne en 2022, un demi-millénaire après la conversion de saint Ignace de Loyola, illustre fondateur de la Compagnie de Jésus. Cette visite serait la première dans la péninsule ibérique pour le pape argentin.

C’est dans l’édition espagnole de la revue Il mio papa, du mois d’octobre 2020, que le pape François a confié son désir de se rendre sur les traces de saint Ignace, notamment à Manrèse, là où le fondateur des Jésuites a reçu de la Vierge Marie la révélation des fameux Exercices spirituels, qui sont une des gloires de l’Ordre.

« Je crois que la conversion de saint Ignace (…) peut nous inviter à réfléchir sur notre conversion personnelle, à demander le don de la conversion à l’amour, et à servir davantage à la manière de Jésus-Christ », a déclaré le successeur de Pierre.

C’est en 1521 que la vie d’Inigo Lopez de Loyola connaît un tournant décisif : un simple boulet de canon dont les éclats atteignent la jambe, mettant un point final à la carrière militaire du futur saint.

Après une longue convalescence, marquée par la lecture de la Vie de Jésus de Ludolphe le chartreux, l’ex-officier décide de se rendre en pèlerinage en Terre sainte.

Sur la route, Ignace fait étape, le 25 mars 1522 dans une grotte, près du bourg de Manrèse, où, frappé par la grâce, il demeurera plusieurs mois, pratiquant l’ascétisme le plus rigoureux. C’est là que débutera une fulgurante ascension spirituelle jusqu’à sa mort, le 31 juillet 1556.

Le Saint-Siège – peut-être pris de cours par l’entretien du souverain pontife – n’a pas commenté, à cette heure, l’éventualité d’un voyage apostolique sur les lieux ayant marqué la vie du fondateur de la Compagnie de Jésus.

Ce voyage serait une première pour le pape argentin, sur une terre espagnole où soixante pour cent des quarante-sept millions d’habitants que compte le pays, se déclarent catholiques.

Depuis janvier 2020, l’Espagne des rois très catholiques est dirigée par une coalition d’extrême-gauche nettement anticléricale, qui multiplie les gestes contre le catholicisme.