Le président du Salvador rassure les défenseurs de la vie et du mariage

20 Septembre, 2021
Provenance: fsspx.news
Le président du Salvador, Nayib Bukele

Dans un message posté sur son compte Facebook, Nayib Bukele, président d’El Salvador depuis le 1er juin 2019, affirme ses convictions quant au projet de réforme constitutionnelle qu’il doit bientôt défendre devant le parlement, et préparé par le vice-président de la République.

Né le 24 juillet 1981 à San Salvador, Nayib Bukele est le fils d’un homme d’affaires d’origine palestinienne, chrétien converti à l’islam et devenu imam, et figure influente dans la vie politique et de la communauté musulmane du pays.

Les opinions religieuses de Nayib Bukele sont l’objet de nombreuses spéculations lors de l’élection présidentielle de 2019 : des photos le montrent en train de prier dans une mosquée de la ville de Mexico. Il déclare cependant n’appartenir à aucune religion mais croire en Jésus-Christ.

Dans son message Facebook, le président affirme la nécessité de changer la Constitution de D’Aubuisson pour construire l’avenir de son pays.

Cependant, devant les rumeurs et la campagne qui lui attribuent l’intention d’« approuver l’avortement, le mariage entre personnes de même sexe et l’euthanasie », il se défend.

Il affirme à ses concitoyens : « je ne proposerais aucune de ces choses, même si je subis des pressions internationales. (…) Je n’ai pas participé à la création de ce projet de réforme constitutionnelle, mais c’est à moi de le revoir, de le consulter et de le modifier, avant de l’envoyer aux députés pour examen. »

Pour éviter toute contestation ou doute sur ses intentions, il ajoute qu’il ne proposera « aucun type de réforme à aucun article qui a un rapport avec le droit à la vie – dès la conception – avec le mariage – qui unit un homme et une femme – ou avec l’euthanasie ».

Il indique le contenu du projet : « la garantie du droit à l’eau, à l’air pur, à l’éducation de qualité, à la santé, au logement, à l’accès à l’Internet, à l’inclusion financière, à des crédits non usuraires, à la sécurité, à l’alimentation, à un salaire juste et à une pension de retraite digne ».

Mais aussi l’obligation pour « tout futur gouvernement à investir dans la santé, l’éducation, l’accès à la technologie, à protéger l’environnement, nettoyer et garder nos rivières et plages propres et ne pas détruire ce qui reste de nos forêts ».

Enfin « la participation de la population à la prise de décisions et qui leur donne de vrais droits politiques, ce qu’ils n’ont pas actuellement ».

Dans ce pays, le plus petit d’Amérique, marqué par une longue guerre civile (1980-1992), ayant entraîné la pauvreté et le chaos, l’Eglise catholique est un facteur important de stabilité. Dans un récent communiqué, les évêques salvadoriens, parmi d’autres points, mettaient en garde contre tout changement constitutionnel visant la vie ou le mariage.

Le président semble les avoir entendus.