Le soutien aux Franciscains de Bachar Al Assad

24 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Vue d'Alep depuis la citadelle

L’ancien Collège de Terre Sainte d’Alep, lieu emblématique de la Custodie de Terre Sainte, a été officiellement rendu par l’Etat syrien aux religieux franciscains de la province de Sao Paulo : un geste fort de Bachar al Assad en direction des fils de saint François qui assurent leur ministère dans certaines zones encore aux mains des djihadistes.

Le religieux y rappelle le rôle important joué jadis par le Collège de Terre Sainte, « dans lequel de nombreux médecins, ingénieurs, personnalités de l’Etat et de la société civile ont obtenu leur diplôme ».

Lorsque les écoles ont été nationalisées par le régime syrien en 1967 – nationalisation accompagnée de son lot d’expropriations – le Collège de Terre Sainte a toutefois continué de jouer un rôle important pour la présence chrétienne à Alep, par le biais des activités menées par le Centre éducatif chrétien.

« Depuis le début de la crise abominable qui a affligé notre pays bien-aimé – explique le père Firas – les Franciscains ont donné l’hospitalité à des familles : par centaines, les enfants d’Alep ont afflué vers notre monastère qui est devenu jour après jour une oasis d’amour et de paix. »

Désormais, grâce au « don tant attendu et reçu des mains de la Vierge Marie – poursuit le prêtre – les Franciscains pourront mieux s’acquitter de leur mission au service du peuple syrien affligé par la guerre, les épidémies et les tribulations de toutes sortes ».

Comme il se doit, le père Firas ne manque pas de remercier le président syrien, sans lequel la rétrocession de l’édifice n’aurait pas été rendue possible : « nous demandons à Dieu d’accorder toutes ses grâces au président Bashar al Assad, car il nous a honorés de ce présent cher à nos cœurs », conclut le custode de la province Saint-Paul.

C’est en effet lors d’une rencontre avec le chef de l’Etat syrien, le 23 décembre 2019, que les Franciscains ont demandé de pouvoir récupérer les terres et les bâtiments qui, jadis, appartenaient à l’Ordre : une supplique à laquelle Bachar al Assad semble avoir été sensible.

En 2020, une poignée de religieux franciscains – une quinzaine en tout – sont encore présents en Syrie. Leur ministère s’exerce au sein des paroisses des villages de Knayeh et Jacoubieh, dans la vallée de l’Oronte, au mépris du danger, car ces territoires sont en partie occupés par des milices djihadistes.