Le Vatican craint d’avoir été la cible d’un piratage informatique d’origine chinoise

06 Août, 2020
Provenance: fsspx.news

Tandis que le Saint-Siège et Pékin négocient la question du renouvellement de l’accord secret passé en septembre 2018, des cyber-pirates chinois ont infiltré les réseaux informatiques du Vatican au cours des trois derniers mois.

L’information a été révélée par le New York Times le 28 juillet 2020. Le quotidien américain s’appuie sur les conclusions de Recorded Future, l’entreprise de surveillance numérique basée dans le Massachusetts (Etats-Unis) à laquelle le Vatican a confié la sécurité de ses réseaux informatiques. 

La série d'intrusions a débuté au début du mois de mai après l’envoi d’une fausse lettre portant l’en-tête de la secrétairerie d’Etat. Le courrier, adressé à Mgr Javier Corona Herrera, diplomate en charge de la mission d'études de Hong Kong, contenait un message de condoléances du numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. 

Cet audacieux piratage aurait permis d’atteindre à la fois la secrétairerie d’Etat et le bureau diplomatique de Hong Kong chargé de mener à bien les négociations avec le pouvoir chinois pour renouveler l’accord historique négocié entre les deux parties il y a deux ans. 

Recorded Future a conclu que l'attaque avait été menée par un groupe parrainé par l'Etat en Chine, nommé RedDelta.  

Ces révélations sont de nature à susciter émoi au Vatican et colère en Chine, auprès de tous ceux qui considèrent cet accord provisoire signé entre le Saint-Siège et Pékin comme une reddition sans condition des catholiques chinois, livrés à l’arbitraire de la dictature communiste.